samedi 3 juin 2006
Etat des lieux de ma vie sentimentale: Infernale bacchanale
Confiteor Deo Omnipotenti
Beatae Mariae semper Virgini
Beato Michaeli archangelo
Sanctis apostolis omnibus sanctis
Beata Maria
You know I am a righteous man
Of my virtue I am justly proud
Et tibit Pater
Beata Maria
You know I'm so much purer than
The common, vulgar, weak, licentious crowd
Quia peccavi nimis
Then tell me, Maria
Why I see her dancing there
Why her smold'ring eyes still scorch my soul
Cogitatione
I feel her, I see her
The sun caught in raven hair
Is blazing in me out of all control
Verbo et opere
Like fire
Hellfire
This fire in my skin
This burning
Desire
Is turning me to sin
It's not my fault
Mea culpa
I'm not to blame
Mea culpa
It is the gypsy girl
The witch who sent this flame
Mea maxima culpa
It's not my fault
Mea culpa
If in God's plan
Mea culpa
He made the devil so much
Stronger than a man
Mea maxima culpa
Protect me, Maria
Don't let this siren cast her spell
Don't let her fire sear my flesh and bone
Destroy Esmeralda
And let her taste the fires of hell
Or else let her be mine and mine alone
Hellfire
Dark fire
Now gypsy, it's your turn
Choose me or
Your pyre
Be mine or you will burn
Kyrie Eleison
God have mercy on her
Kyrie Eleison
God have mercy on me
Kyrie Eleison
But she will be mine
Or she will burn!
vendredi 9 juin 2006
Mon coeur, ce champs de ruines
Voilà, c'est fait. Ce qui devait être dit a été dit, ce qui devait être fait a été fait.
Pour
la première fois depuis plus de quatre mois, j'ai accompli ce qu'en
tant qu'ami j'aurais du faire depuis le début; laisser à l'autre sa
liberté. Espérons que ce sera ma rédemption. Espérons... Va, je ne te
hais point, et lui non plus!
Mais
maintenant... Mon coeur est un champ de ruines. Qu'on vienne resemer,
de grâce. Qu'on vienne... Tomber sept fois, se relever huit fois, mais
cette fois-ci, je ne peux me relever seul. QUELQU'UN...
samedi 10 juin 2006
Petites annonces
Jeune et gentil monsieur tyrannique et dément (pas un éphèbe grec mais on fait ce qu'on peut, confer photographie ci-haut),
non employé affectivement, cherche fonction auprès d'une personne
maléfique et majestueuse, néanmoins prête à aimer. Pas sérieux et n'aimant pas les roses séchées s'abstenir.
Ecrire au journal qui transmettra.
"Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
"Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
"Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
"Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
"Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
"Il n'y a pas d'amour heureux...
(Aragon)
vendredi 30 juin 2006
Bal de promo des rhétos 2006... anecdote de la soirée
Le jeune homme avait décidé de ne pas
aller au bal, parce qu'il ne voulait pas connaître la douleur. Il n'a accepté
d'y aller qu'en dernière minute parce qu'une demoiselle en détresse n'avait pas
de cavalier. Bien sûr, il la vit avec sa robe de bal noire, la vit trop bien
hélas.
Rivalis n'était pas encore là, il
n'arriverait que dans plus d'une heure. Vêtu de noir et de violet, le jeune
homme s'est installé à table avec elle et ses parents. On vit, on parle, on
parle, on boit, on boit on reparle. On parle trop . On boit chacun l'équivalent
d'une bouteille et ensuite on a quitté les tables pour aller à la salle de bal.
Il fit son devoir de cavalier, posa pour les photos avec sa cavalière, et
ensuite sortit, eut des crises de pleurs. Beaucoup de gens vinrent, mais aucun
des amis qu'il aimait et avait perdu. Et elle, elle dansait dans la salle.
Enfin, elle est venue le voir, enfin,
pour le consoler. Elle a pris sa joue dans sa main, et a dit qu'il devait lui
dire ce qu'il avait sur le coeur.
Elle a réitéré sa question, il lui a
dit qu'il n'était plus important et n'a toujours pas répondu. Alors
elle a dit: "la sincérité avait toujours été le fondement de notre
relation, alors si tu n'es plus capable d'être sincère avec moi, nous n'avons
plus rien à nous dire!"
Elle partit sans dire au revoir.
Son homme, lui, vint mettre une bière dans les mains du jeune homme, lui
parla de douleur, le prit dans ses bras et fit: "tu dois me haïr".
Puis il est parti.
Et le jeune homme fit sa route,
obscur, dans la nuit solitaire. Il soupira et eut cette litanie-là:
Du
Du hast
Du hasst mich
Du hast mich
Du hast mich Gefragt
Du hast mich gefragt und ich hab nichts gesagt
Willst du bis der Tod uns scheide
Treu mir sein für alle Tage - Nein
Nein
willst Du bis der Tod der Scheide
Mich lieben auch in schlechten Tagen - Nein
Nein
dimanche 2 juillet 2006
Balthazar et Goldie
Balthazar et Goldie ne se regardent pas. Ils ne regardent pas non plus dans la même direction.
Ils ne regardent que le vide. Et pourtant ils savent qu'ils sont liés, et tout ce temps où ils sont séparés , ils ne vivent rien de vrai.
Et pourtant, ils sont liés. Regarderont-ils un jour au moins dans la même direction?
mercredi 5 juillet 2006
On va faire une exception
Je vais être franc avec vous, je n'aime pas vraiment Indochine... Mais il y a ce texte...
cette chanson... qui me bouleverse. Et que l'intéressé ne lira sans doute jamais sur ce blog... mais tant pis.
Est-ce que tu connais nos tristes pouvoirs
Et toutes les fleurs qu'on trouve
Dans le noir, dans le fond
Est-ce que tu connais les portes du soir
Qui font pleurer l'intérieur des filles
Les jambes écartées
Les yeux qui brillent...
Je veux qu'on s'associe
Et que tu meures dans mon lit
Car je n'ai pas peur
Je ne vais pas tomber
Car j'ai dormi là
Comme d'autres meurent
Ma confession là
Sera la tienne
Que tu te penches
La tête vers moi
Il faut que tu reviennes
Est-ce que tu voudrais
Me confesser la vie
Alors il faudrait que tu te recueilles
Comme un ami une amie ?
Je veux qu'on s'associe
Et que tu meures dans mon lit
Car j'ai dormi là
Comme d'autres meurent
Ma confession oui
Sera la tienne
Et je t'aspire, là
Non je n'ai pas peur
On ne tombera jamais
Aussi bas comme le monde
Il faut que tu reviennes
Et que tu glisses et que tu rêves
Que tu partes
Je serai là
Meme si tu saignes
Là
Il faudrait que tu reviennes
Là
Il faudrait que tu reviennes
Pourquoi ne revient-elle pas ... ?
vendredi 14 juillet 2006
I don't know how to love him
J'ai bu, je crois, un verre de trop.
Et une chanson me trotte dans la tête
On pourrait l'interpréter de toutes sortes de de façons différentes même en connaissant ma vie...
Mais il n'y a pas deux sens possibles... À vous de voir...
Sarah Brightman -- I don't know how to love him
I don't know how to love him,
What to do, how to move him.
I've been changed, yes, really changed.
In these past few days when I've seen myself
I seem like someone else.
I don't know how to take this
I don't see why he moves me.
He's a man, he's just a man.
And I've had so many men before
In very many ways:
He's just one more
Should I bring him down? Should I scream and shout?
Should I speak of love - let my feelings out?
I never thought I'd come to this - what's it all about?
Don't you think it's rather funny
I should be in this position?
I'm the one who's always been
So calm, so cool, no lover's fool
Running every show
He scares me so.
I never thought I'd come to this - what's it all about
Yet, if he said he loved me
I'd be lost, I'd be frightened.
I couldn't cope, just couldn't cope.
I'd turn my head, I'd back away,
I wouldn't want to know -
He scares me so.
I want him so.
I love him so.
mercredi 2 août 2006
Dans les forêts de la Lorién
Mages,
c'est pour vous que j'écris.
Parfois, 'heureuse rencontre!', peut-on
crier.
Parfois les rencontres sont moins
heureuses.
Parfois ce n'est pas si simple, parfois
le bonheur fait souffrir, parfois le malheur fait sourire.
La vie n'est rien. Rien de plus, en fait,
qu'une forêt, avec ses arbres sombres, hauts et écrasants. Pourtant le noir,
les arbres ne vous font pas peur, vous marchez, parce que vous connaissez par
coeur les chemins laissés là par les animaux, vous savez où marcher, vous savez
quelles baies cueillir.
Puis un jour, au beau milieu des ombrages
nocturnes sourd une lumière argentée, d'abord faible, qui vous tire et
vous attire toujours plus près de sa source. Et alors, là, vous la voyez.
Devant vous elle se tient, grande, blanche, silencieuse, les yeux baissés. Elle
extrait de l'air pur du clair de lune l'aura d'électrum qui la baigne.
Ne l'approchez pas, vous, mages. Vous
voudrez lui enseigner votre science, lui apprendre les plantes, lui apprendre
les langages des animaux, lui apprendre la vie, comment user de sa
lumière. Mais son regard, son demi-sourire, hantera votre penser, votre
vue. Vous serez pris, et à ce stade n'essayez pas d'avancer.
Mages, ne tombez pas dans les rets d'une
sorcière elfe. La magicienne ne donne pas son coeur aux Istari comme vous, son
âme n'appartient qu'au Balrog.
dimanche 5 novembre 2006
le Faune
Des rôles et des fonctions, j'en ai tant et tant.
Tous les mêmes au fond, toujours la même essence, le même profit,
le même fruit, le même usage.
Sidious est pour certains un ami.
Pour d'autres un simulacre de mentor.
Pour d'autres un grand frère.
Pour d'autres une grande soeur.
Bref, toujours, un faune sur l'épaule.
Un Faune sur l'épaule, un Frère, une Soeur; jamais un amant.
Demandez à n'importe qui: Sidious, il n'a pas de sexe...
lundi 13 novembre 2006
Tristesse encore, il n'est jamais venu

Je l'ai vu près d'un laurier, il gardait ses blanches brebis
Quand j'ai demandé d'où venait sa peau fraîche il m'a dit
C'est d'rouler dans la rosée qui rend les bergers si jolis
Mais quand j'ai dit qu'avec lui je voudrais y rouler aussi
Il m'a dit ...
Il m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline
De l'attendre avec un petit bouquet d'églantines
J'ai cueilli des fleurs et j'ai sifflé tant que j'ai pu
J'ai attendu, attendu, il n'est jamais venu
Zaï zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï
Zaï zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï
Oh oh, oh oh
A la foire du village un jour je lui ai soupiré
Que je voudrais être une pomme suspendue à un pommier
Et qu'à chaque fois qu'il passe il vienne me mordre dedans
Mais il est passée tout en me montrant ses jolies dents
Il m'a dit ...
Il m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline
De l'attendre avec un petit bouquet d'églantines
J'ai cueilli des fleurs et j'ai sifflé tant que j'ai pu
J'ai attendu, attendu, il n'est jamais venu
Zaï zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï
Zaï zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï
Oh oh, oh oh
(D'après Joe Dassin... librement réinterprété)
Aujourd'hui la lune ne brille plus sur mon visage sombre...




