Centre de Reconstruction Chirurgicale Empereur Palpatine

Qu'est-ce qu'un blog, au fond? Doit-on pouvoir y dégager un thème particulier, ou autrement dit, suis-je, MOI, obligé de me cantonner à une thématique pour les beaux yeux du monde? Non, cela ne sera pas. Parce que... parce que ici, j'ai tout à vous montrer

lundi 26 juin 2006

De la force des mots

godword

Un jour perdu dans la nuit et les brumes des temps, l’homme se réveilla, comme tous les matins. Il se vit poilu, sale, à la peau épaisse, prognathe, comme d’habitude. Et pourtant, il sentait qu’il, avait en lui quelque chose que ces pères n’avaient pas. Une capacité unique, qui rendrait vivre avec les autres et dans le monde plus facile. Il dut se rendre compte qu’il était équipé étrangement, mieux que la veille... au niveau de sa gorge (à quoi d'autre pesniez-vous donc?). Terminés les borborygmes, les cris inarticulés et rauques. Terminé de ne pouvoir exprimer autre chose que les besoins essentiels et les sentiments. Fini de ne pouvoir avouer au dominant qui a pillé la nourriture, bien qu’on l’ait vu. L’homme remarqua qu’il pouvait à présent former des sons articulés. Et il se mit d’accord avec les autres. L’on appela l’arbre « arbre » et la pierre « pierre ». L’on donna un nom aux choses et un nom aux autres : « le gros », « le vieux », « le roux barbu » « celui–dont–la–verge–traîne–par–terre–quand-il-marche », etc. Savait-il le changement radical qu’il venait d’amorcer ? Sans doute. 

Car dès ce jour, tout allait changer. Sa nouvelle invention, les mots, seraient un objet de grand pouvoir dans ce monde pour ceux qui se l’attribueraient. Et cela, on l’entendait encore il y a deux siècles, de la bouche du Français Louis Veuillot, qui disait que « Dans ce monde, toute puissance appartient au talent de la parole ». Il nous faut toutefois chercher à étayer clairement et démonstrativement cette thèse, et nous chercherons ainsi de trois côtés ; la suprématie créatrice et vivificatrice des mots, l’influence du verbe sur autrui. Et pour clôturer la discussion mais non la réflexion, analysons si vraiment « la parole est d’argent, mais le silence est d’or », bref, vaut-il mieux se taire ?  

 De partout on nous enseignera cette première vérité sur la prééminence de la parole. En Egypte, trois mille cent ans avant Jésus-Christ, Ptah créait déjà le monde en prononçant sept paroles, à l’aide de Thot sa Langue et de Hou le Verbe. Le Verbe. Une expression qui doit rappeler aux Chrétiens bien des souvenirs de catéchisme… en effet, un certain Yahvé imita Ptah, et auprès de lui résidait celui que nous préfèrerons appeler par son nom grec, Logos. Au commencement était le Logos. Et le Logos était auprès de Dieu, et le Logos était Dieu, est-il écrit en Jean. Et ce Logos quel est-il réellement ? En grec ordinaire, logoj se traduit par « discours », mais en la Bible, le mot signifie « la Force Créatrice de la Parole ». Cela fait du mot l’élément qui permet de mettre au monde.

Et il n’y a pas que le monde religieux pour nourrir de telles pensées. Effectivement, la sorcellerie reconnaît comme ses deux principes de base la visualisation et la nominalisation. Dans un langage moins hermétique, cela veut dire que pour donner la vie à une chose, un événement, il faut d’abord être capable de le fixer visuellement dans son esprit (pour modeler son aspect), et ensuite de l’énoncer à haute et intelligible voix (pour lui insuffler l’essence).

Autre avatar bien connu de cet élément : l’abracadabra. Aujourd’hui, ce mot (inspirée du grec αϐραϰαδαϐρα) n’est plus qu’une formule divertissante prononcée par les prestidigitateurs pour retenir l’attention de leur public, mais il faisait autrefois partie du jargon des médecins. Cette formule très ancienne était effectivement réputée pour ses significations et effets multiples. Pour certains, elle dérivait de l’hébreu pour ‘ab ruach dahar’ (rhd jwr ba), c'est-à-dire ‘la parole de l’Esprit du Père’. Elle invoquait les forces naturelles symbolisées par le nombre Quatre, qui dissolvent les quatre éléments qui dominent la vie sur Terre, sans lesquels les hommes ne pourraient survivre, afin qu’ils renouent leur harmonie originelle. Selon d’autres, cette expression, viendrait d’une phrase prononcée par les mages araméens pour chasser les maladies. Abhadda kedhabhra signifie ‘disparais comme ce monde !’.

Clercs et païens s’accorderont donc à le dire : la parole crée et entretien la vie.  

 Maintenant creusons ensemble le pouvoir que la parole donne sur l’autre. L’autre tel qu’il soit. Nous avons tous appris comment un jour Ulysse rencontra un Cyclope patibulaire, qui s’empressa de vouloir connaître le nom du jeune roi. Réponse : « Mon nom est Personne. » Qu’aurait fait le géant avec un nom, vous demandez-vous. Il se trouve que quand cette rencontre vira à la rixe et que l’œil du monstre fut crevé, celui-ci s’en alla se plaindre à son puissant père. Se fit demander qui lui avait fait cela ; réponse : «  Personne.  » Vous comprendrez aisément qu’aussi puissant que fut le père, il ne pouvait condamner quelqu’un dont il ignorait le nom. 

Et de fil en aiguille, nous comprendrons que connaître le nom, le mot, les mots nous rend forts : frappez votre ennemi aux côtes, la blessure se refermera, mais crachez lui tout votre fiel, il en sera marqué à jamais. De même dans un couple, offrir des fleurs à votre bien-aimée ne vous dispensera certes pas, messieurs, des indispensables syllabes « je t’aime » !

Tâchons toutefois vite de nuancer cet avis quelque peu manichéen. La parole peut s’avérer inutile et sans résultat. Je sais que Molière lui-même aurait pu rétorquer : « Tous les discours sont des sottises, partant d’un homme sans éclat ; ce serait paroles exquises si c’était un grand homme qui parlât. » Et à cela je dis oui, Monsieur Poquelin, mais dans la même mesure que pour toute chose. Très assurément, tout art manipulé par un ignorant se change en désastre. Et encore, ceci reste à prouver : n’avons-nous pas, en effet, constaté que le simple fait de s’exprimer avec verve et charisme suffit pour motiver l’intérêt, sans que le sens ne soit requis ? Pour ceux qui en doutent : lisez donc l’exercice suivant. « Chères amies, chers amis, l’acuité des problèmes de la vie quotidienne entraîne une mission somme toute des plus exaltantes pour mes collègues et moi-même : l’élaboration d’un projet porteur de véritable espoir, notamment pour ceux qui ont le plus de problèmes. Et ce n’est certainement pas vous, mes chers condisciples, qui me contredirez si je vous dis que l’effort prioritaire en faveur du statut précaire des plus faibles a pour conséquence obligatoire l’urgente nécessité d’un programme plus humain, plus fraternel, plus juste. » Voilà qui est bien dit et pourtant… vide de sens. Or combien d’électeurs candides et impressionnables se laisseraient abuser par ce discours ? Voici donc bien la preuve que la parole peut exister et avoir du poids sans s’appuyer sur un sens quelconque. Une bonne chose de dite et très utile en politique par ailleurs.

Oui mais (encore une fois !)… tout le monde n’est pas naïf. Certes, tout le monde n’aborde pas la parole de la même manière. La façon d’aborder la parole dépend avant tout d’un faisceau de paramètres tels que l’éducation, le degré de raison et le sexe. Eh oui, le sexe, car, pour la petite histoire, les hommes parlent peu, et c’est pourquoi ils accordent plus de gravité aux mots eux-mêmes. Les femmes quant à elles, plus volubiles, focalisent sur le comportement et le langage corporel qui les accompagnent. Mais tout cela ne tiendrait-il pas de ce concept typiquement francophone de « l’exception qui confirme la règle » ? Bien sûr que si. Recoupons donc nos idées pour dire que, en définitive, le verbe donne du poids, de l’influence sur l’extérieur à soi-même, et cela bien sûr dans différentes mesures en fonction des individus.     

 Et maintenant, le point le plus bref de tous, mais non des moins amusants, vaut-il vraiment mieux se taire. « La Parole est d’argent mais le Silence est d’or »… certes, mais Saint Jean n’était-il pas Chrysostome (Bouche d’Or) ? Notez bien : bouche d’or, pas langue d’argent. Mais ceci, avouons le, n’est que jouer sur les mots. Quand Pascal pensait, il osait affirmer que les saints hommes ne se sont jamais tus car le silence était le plus grand des tourments. Et moi j’ose me ranger de son côté avec une certaine modération. Nous ne pouvons en effet pas décemment penser que le silence est bon, la parole moins bonne ou l’opposé. Ceci doit se travailler, comme d’ailleurs force sujets dans l’existence, dans la nuance. Il n’est pas question de prendre des positions purement zoroastriennes, car d’une part se taire peut être la pire des manières de mentir, et d’autre part la parole peut être un déguisement de la pensée et une vanité. Il s’agit donc de remettre les choses à leur place ; oui, le silence à une force, oui, il est parfois à préférer. Mais cela ne peut rien enlever au pouvoir incommensurable de l’éloquence et même du verbe en général. 

 Nous allons donc à présent clore mes pérégrinations mentales (et ma foi assez verbeuses, ce qui est de circonstance) en réunissant ce à quoi nous avons abouti. A la parole appartient indéniablement une puissance dont nous avons développé ici la triplicité. Utilisée par Dieu ou par l’homme, elle tire de l’inconnu ou du rien de quoi générer une réalité. Elle nourrit aussi cette nature. La parole permet d’obtenir un certain contrôle sur le monde qui nous entoure, sur ce qui dépasse le « soi-même ». Enfin, si son absence peut être salvatrice, elle ne doit pas toujours être de mise, car les inconvénients de son usage sont trop faibles pour nier ses extraordinaires utilisations et la puissance qu’elle irradie sur nous depuis des millénaires. Monsieur Veuillot semble bien avoir eu raison, n’en déplaise à Edward Young, Gustave Le Bon, Molière et tous les autres. Espérons que chacun pourra se faire un avis sur la question, qu’il soit discordant ou concordant, peu importe. Du moment qu’on a suscité l’intérêt. À bon entendeur, salut.

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samedi 23 septembre 2006

La mode: carnaval de honte?

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À l’observation des chamarrures et autres fourrures qui sont les caprices de la ‘griffe’, certains esprit –que d’aucuns qualifieraient de chagrins- ne peuvent s’empêcher de s’offusquer, de se dire outragés face aux chatoiements de la mode. Ils comparent dès lors (dois-je dire injustement ?) ces excentriques à des clowns, des guignols. Mais un observateur avisé ne saurait rester sans se demander si cette prise de position n’est pas trop manichéenne. Ne faudrait-il pas en effet creuser l’idée, peser le pour et le contre ? Analysons point par point la situation. Cela afin de savoir si F. Gausen avait raison de dire que « la vie est un carnaval », dans ce monde où l’individu en tant que tel est valorisé, en regard de l’évolution des mentalités qui progresse, consciemment ou non, vers un certain culte de l’égocentrisme.

 Je dois bien reconnaître la part « d’ombre » que possède ce phénomène de société ; la distinction, qui découle de la valorisation individuelle, fait bel et bien oublier l’esprit de corps et le sens de la communauté. Se démarquer, par l’habit comme par tout autre moyen, manifeste quelque part le refus de la communauté, via l’uniformité. Il faut aussi concéder à nos détracteurs que la mode est parfois « carnavalesque », dans le sens le plus pitre du terme. Elle laisse souvent, en effet, libre cours à l’outrancier, à la surenchère, à l’indécence ou au mauvais goût. Et parfois même, hélas, elle est outil de mystification, un déguisement vis-à-vis d’autrui. On pourrait encore appeler cela une « façade » édifiée avec des intentions plus ou moins captieuses et insidieuses. Tout cela est indéniable, et l’on ne peut que saluer la perspicacité de ceux qui ont pointé du doigt ces failles.

 Cependant, les choses ne sauraient être si simples et entières. Il faut travailler de façon plus nuancée, moins zoroastrienne. Pour commencer, il faut comprendre que, qu’il s’agisse d’une bonne ou d’une mauvaise chose, l’individualité placée sur un piédestal est dans l’air du temps. Suivre la société, que l’on approuve ou non, est nécessaire, et en même temps ne demande que peu d’effort lorsqu’il s’agit de vétilles comme celles-ci. Accepter ou du moins tolérer une chose aussi dérisoire pour des raisons de « survie » dans la société ne devrait pas soulever un tel tollé. À ceux qui décrivent la distinction vestimentaire comme une mascarade, c’est-à-dire une manifestation pure de mauvais goût instrument d’hypocrisie, il y a aussi quelque chose à leur dire. L’apparence, l’on peut la modeler, la façonner pour lui permettre de représenter une personnalité immatérielle, un être profond. Marquer qui l’on est, c’est donner, lorsque chacun le fait, de la bigarrure à la vie dans la mesure où la diversité est une richesse. L’image du carnaval au sens enfantin de l’émerveillement procuré, ne sert-elle pas si bien ceux qui soutiennent mes propos ? Le carnaval peut-être subjectivement perçu sous son caractère grotesque, avec les yeux du mépris, ou sous son aspect festif, avec le regard des amoureux des choses simples. Involontairement, monsieur Gausen a énoncé une phrase qui le sert aussi bien qu’elle nous sert.

 Autrement dit, pour ici conclure notre essai (mais certainement pas notre réflexion), nous dirons : il y a à boire et à manger dans cette distinction vestimentaire souvent diabolisée. L’uniformité et la sobriété, qu’elle combat, ont leur place, leur heure, mais ne doivent pas étouffer cette différence, ce moyen d’expression qui donne à la vie sa couleur et sa gaîté. Voici donc clôturées mes pérégrinations mentales, espérant avoir suscité la pensée constructive et le dialogue.

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jeudi 26 octobre 2006

Plaidoyer pour la consommation de viande

(Un très vieux texte que j'ai écrit dans la fleur de mes 14 ans...)

Viande_de_pays

     De plus en plus avec les années, j’entends que le végétarisme est en pleine expansion, ce qui, je vous rassure tout de suite, est loin de me déranger, car chacun est libre de ses opinions et de son hygiène de vie. Toutefois, s’il est une chose que j’ai du mal à tolérer, c’est la manière parfois assourdissante avec laquelle les consommateurs de viande sont critiqués. On m’a dit que la viande n’était pas nécessaire à et pouvait être aisément compensée. On dit aussi que consommer de la chair animale rend agressif et bien d’autres choses encore. Dès lors, sans toutefois vouloir nier la part de vérité qui se cache dans ces propos, je souhaite vous parler de la consommation de viande en vous demandant toute votre indulgence, car il plus difficile de construire des arguments que d’en démolir.   
     Mais en avant propos, entendons nous bien sur le sens que je donne au mot "viande".En effet le terme est, en Français moderne, assez restrictif, ne désignant que les parties consommables des bovins, ovins, caprins et équidés. Toutefois nous prendrons l’expression au sens large et originel du terme, c'est-à-dire les viandes proprement dites, les gibiers, les volailles et les chairs (poissons).

 Sans plus attendre, voici donc concrètement les différents sujets que je vais aborder :

- les qualités nutritionnelles des viandes et leur nécessité pour l’organisme

- les mangeurs de chair animale sont-ils oui ou non plus agressif de par leurs habitudes alimentaires

- la place de cet aliment dans notre culture et société. 

 Pour commencer, tous les spécialistes le disent, il faut manger chaque jour au moins un aliment appartenant à chacun des groupes alimentaires. Et les viandes et poissons forment principalement un de ces groupes, le groupe I. Les viandes et les poissons sont les aliments qui, à l’état brut, sont les plus riches en protides. Cela en fait donc les aliments de croissance, de réparation, les fortifiants dans les états de fatigue. A cela, certains me diront que les œufs font aussi partie de ce groupe d’aliments, ce qui est très vrai, et il ne faut d’ailleurs pas s’en priver. Cependant, on recommande de manger chaque jour un peu plus de cent grammes d’aliments du groupe I, et à ce rythme, les œufs mèneraient… à la crise de foie.

    Leur utilité pour le bon fonctionnement de l’organisme va au-delà de leur richesse en protéines ; leur odeur, leur goût stimulent les sécrétions digestives ; leur présence dans l’estomac provoque la fabrication rapide et abondante du suc gastrique. Leur absorption est rapide et très complète. Qui plus est, le corps humain se doit d’absorber huit acides aminés essentiels qu’il ne peut produire lui-même et qui ne peuvent être trouvés que dans les aliments d’origine animale. Enfin, pour conclure cette énumération des propriétés purement nutritionnelle, rappelons que, chiffres à l’appui, les chairs sont très riches en sels minéraux vitaux et plus particulièrement en fer et en sel.  

 D’autre part, comme je le disais, il paraît que les mangeurs de viandes sont plus agressifs que leurs confrères végétariens. Avant de m’exprimer amplement, il me faut rappeler que contrairement aux fruits et légumes, la chair provoque un sentiment de satisfaction, qui engendre justement un certain calme.
    Certains éléments de la chair provoquent une stimulation de certaines glandes et par leur digestibilité remarquable, ils entraînent d’agréables sensations tel que le réchauffement et une impression de vigueur et de vitalité accrues. Ce quoi prouve à mon avis indiscutablement leur « tonus émotif ». De ce fait, il est exact que le consommateur devient un peu « vigoureux », tournant quelques fois à une plus grande emprise de violence qu’à son habitude.

    Toutefois, affirmer que les tissus animaux en nourriture entraînent une certaine violence est faux et aucune étude sérieuse n’a jamais été menée à ce propos, et il faudrait peu être approcher de plus près le principe de cause à effet. Je m’explique : les hommes de science eux-mêmes controversent de plus en plus le principe de causalité : est-ce le comportement alimentaire qui influe sur la manière de vivre ou la manière de vivre qui influence le comportement alimentaire ?
    Entre la fin des années soixante et le début de années septante, avec le phénomène hippy, beaucoup de jeunes étaient végétariens parce qu’ils étaient hippies, et non l’inverse. La vérité est que cette critique est subjective et la réaction citée plurifactorielle.   

  Enfin, il ne faut pas oublier que l’ingestion de protéines contenues dans les viandes et poissons font partie du processus qui a sorti l’être humain de sa condition d’intelligence primitive, ce qui lui donne dès lors une grande « valeur culturelle ». Il est en effet certain que si l’homme ne s’était jamais sustenté que de végétaux, son cerveau ne se serait pas développé et nous ne serions même pas l’ombre des homo sapiens que nous sommes aujourd’hui.
    Même sans cela, la chasse et, après la découverte du feu, la cuisson des viandes a fortement contribué à la socialisation et au développement de notre culture. C’est indéniable, (aux messieurs) nous sommes des hommes (aux dames) et des femmes, et cela fait partie de notre culture. La première forme de « loisir » digne de ce nom dans les grandes civilisations du Croissant Fertile fut la chasse, et, faut-il préciser que, durant la préhistoire, la chair animale constituait une grande partie de l’alimentation renouvelable durant les grands froids ? Car si le temps ne se prêtait guère à la cueillette ou à la culture, il était toujours possible de se procurer du gibier.

  Donc, pour toutes ces raisons, je pense que pouvoir affirmer que, non, malgré un certain degré de véracité, les objections sus citées ne reflètent pas vraiment la réalité.
    Ainsi pour résumer vous dirais-je, mangez de la viande, c’est sain, bon pour votre moral, revigorant, et vous ne tuerez personne pour autant (sauf peut-être un bœuf ou un agneau mais rein ne vous oblige à faire l’abattage vous-même) !

     En vous remerciant de m’avoir prêté une oreille, je l’espère, attentive et sans vouloir vous amener à mon avis, je vous demande de vous faire une opinion et ouvre ainsi le débat (voire l'appétit).  

Posté par Lord Sidious à 02:22 - Tribune dictatoriale (je donne mon avis) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 5 janvier 2007

critique d'album BD: Z comme Zorglub

Z comme Zorglub 

  Critiques et chroniques d'albums

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En 1960, Franquin, Greg et Jidéhem nous livrent Spirou à son apogée, avec un personnage qui deviendrait un mythe à lui seul. 

Au début de cette aventure, un savant apparemment fou et mégalomaniaque d’une cinquantaine d’année tente de recruter Champignac apparemment une vieille connaissance estudiantine- pour collaborer avec lui dans ses ambitions. Il déploie à cet effet nombre d’arguments qui laissent pourtant de Champignac de marbre. Vexé et outragé, ce dernier n’a pas dit son dernier mot, et, inventeur d’une onde à décerveler, il parcourt le monde pour lever une armée qui portera la châsse de ses rêves dictatoriaux.

De ce combat de titan entre les deux savants, l’un aidé d’une armée de Zorglhommes, l’autre de Spirou et Fantasio, qui sortira la main haute ?

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   Z comme Zorglub nous propose un trio Spirou Fantasio Champignac palpitant et très complémentaire, enrichi par la présence d’un personnage ‘secondaire’ aussi drolatique, maladroit et haut en couleurs que redoutable. L’album est également truffé d’engins et gadgets aussi originaux que high-tech avant l’heure, tous mis au service d’une intrigue suffisamment bien ficelée et enrobée de suspense ! 

Le personnage de Zorglub, doté comme les autres d’une véritable personnalité mais très complexe, est le véritable agent épaississant de cet album, initiateur d’une « trilogie du Z ». Il alterne la force et la vulnérabilité, la fierté puis la honte, l’orgueil démesuré puis le respect, et cela fait de lui une des personnalités les plus ambiguës nées sous la plume de Franquin.  

 Pour parler du dessin, il faut bien dire que Franquin est à son apogée, et avec cet album, Spirou va d’ailleurs entrer définitivement au palmarès. 

Bref, Z comme Zorglub se doit d’être lu, en tant qu’une des plus belles production en matière de Spirou sous un coup de fantaisie de l’équipe de Franquin, Greg et Jidéhem. 

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lundi 28 janvier 2008

Il y a quelque chose qui cloche... cui bono?

Je n'sais même pas si tu m'écoutes et si tu es seulement là

Au ciel ou sur l'bord de la route; je n' prie prie pas pour moi

On dit qu'je suis une pas-grand-chose, mais si j'me souviens

Pour toi c'était pas tout rose, et la misère en chemin

Comme ces pauvres cloches que le vent charrie

Les poings-dans-les poches, les punis d'la vie

Y a quelque chose qui cloche pour ceux qui mendient

Et leurs mains s'accrochent à l'espoir enfui

Tu as donné un p'tit coup d'pouce à ceux qui ont la belle vie

Et voilà qu'ils nous repoussent, ça leur fait peur les guenilles et la rage au coeur

Toutes ces pauvres cloches, qu'on fuit, qu'on maudit

Les rien-dans-les-poches, les punis d'la vie

Y a quelque chose qui cloche pour ceux qui mendient

Et leurs mains s'accrochent à l'espoir enfui

Je t'fais pas de reproches, mais rg'arde par ici

Et sonne les cloches pour tous les bannis

Cette superbe chanson de Maurane s'appelle "les Coeurs sans Logis". Et elle n'est pas écrite ici pour faire joli, je vous l'avoue. Bien que ces paroles s'adressent au départ à Dieu, aujourd'hui, je voudrais qu'elles s'adressent à tous, à vous et à moi.

On forme de malheureux employés à devenir des requins inhumains, pour qu'ils aillent saisir des gens pour des sommes dérisoires -qu'on vous prenne tout pour un peu moins de 500 €, vous y croyez, vous? Incroyable mais vrai.

"On" incite les gens à monter des affaires, pour ensuite en rendre la viabilité difficile. "On" ruine la vie des gens à tour de bras.

Cui bono, ai-je envie de dire? Cui bono, à qui de bon...

Promenez vous donc à Charleroi, près du pont de la gare. Que voyez-vous? Des hommes et des femmes, sales et avachis dans des tentes Quechua qui ne sont plus de première fraicheur! Des hommes et des femmes, mes amis, dont certains étaient encore à votre place il n'y a pas si longtemps. Les regardez-vous, les voyez-vous, ces gens que les publicains des temps modernes ont condamné à la mort sociale? Non, car comme moi parfois, et même souvent, vous n'osez plus, vous ne pouvez plus. Vous n'osez plus parce qu'il est trop difficile de différencier ceux qui ont vraiment besoin d'aide, et les tricheurs. Vous ne pouvez plus parce qu'il y en a trop. À qui la faute?

Cui bono? Cui bono...

Continuons donc à nous ballader dans Charleroi. Oh, surprise, de superbes oeuvres d'arts toutes rouillées, gouffres à millions, un peu partout disséminées pour "embellir la ville". Oh, certes, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas me direz-vous. Mais ne pensez-vous pas aussi, en revanche, que "l'embellissement de la ville" passe aussi par la diminution de misère dans les rues? Nombreux les sans-abris, et dans la ville haute, nombreux les bâtiments vides, pourtant... Sans doute les propriétaires ont peu envie de céder leurs biens dormants au bonheur du peuple.

Cui bono? Cui bono...

Alors, pour l'amour du ciel, je ne vous demande qu'une chose, à vous qui lisez ces lignes:

il n'y a pas grand chose qu'on peut faire pour aider ces pauvres gens, que nous pourrions d'ailleurs un jour rejoindre. Mais ce qui peut être fait, faisons-le. Vos vieilles couvertures, vos vieux vêtements, vos vieux jouets, faites-en don à ceux qui les redistribueront. Si vous croisez Alphonse, qui n'a pourtant rien d'autre à vous offrir que son faible sourire que la pollution de la ville a noirci, sachez de temps en temps lui offrir un sandwich. Juste un sandwich, ça ne vous tuera pas, et lui il en vivra. Cela, c'est de l'aide temporaire, de l'aide temporaire avant que tout un chacun ne comprenne l'ultime vérité: c'est en marchant ensemble contre l'injustice que nous formerons une société meilleure que celle, décadente et de plus en plus oppressante, où nous vivons.

Rappelez-vous, pour ceux qui suivaient, de ce que disait le Cap'taine Planet: "N'oubliez pas, l'avenir ne dépend que de vous!"

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Bye-bye romantisme?

castlenight

Mais où est passé le romantisme? Comme disait la vieille en vertugadin dans le sketch des Snuls, "mais où est passé..." non pas les années cinquante, mais le romantisme?

J'ai bien peur que les dernières traces que j'ai pu retrouver de lui remontent à l'an de grâce 1955; cette année-là, un certain Walt Disney racheta le romantisme à une bande de poètes déchirés par l'absinthe et les peines de coeur. Il l'a alors aseptisé, mis sous verre et résine, puis fabriqué des châteaux roses et bleus avec sur des terrain vagues.  Si on ne m'avait pas arraché les glandes lacrymales avec les dents pendant la Guerre de Crimée, j'en chouinerais.

Et c'est choqué par cette constatation alarmante que je fonde dès aujourd'hui le F.P.R.P.C.R.B.P.A., le Front pour Prouver que le Romantisme ce n'est Pas que des Châteaux Roses et Bleus dans des Parcs d'Attraction. Si vous êtes aussi intéressé que moi par la résurrection du romantisme -aussi bien dans le sens littéraire (vous savez, Dieu, la poésie, la nature, l'amour, les châteaux forts, le lac...) que dans le sens sentimental-, envoyez moi un chèque. Ou alors contentez-vous de me le dire, c'est déjà pas mal.

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lundi 10 mars 2008

Quelque chose qui cloche chez les sans-abris

Il y a quelque chose qui cloche... cui bono?

 

 

 

Je n'sais même pas si tu m'écoutes et si tu es seulement là

 

Au ciel ou sur l'bord de la route; je n' prie prie pas pour moi

 

On dit qu'je suis une pas-grand-chose, mais si j'me souviens

 

Pour toi c'était pas tout rose, et la misère en chemin

 

 

Comme ces pauvres cloches que le vent charrie

 

Les poings-dans-les poches, les punis d'la vie

 

Y a quelque chose qui cloche pour ceux qui mendient

 

Et leurs mains s'accrochent à l'espoir enfui

 

 

Tu as donné un p'tit coup d'pouce à ceux qui ont la belle vie

 

Et voilà qu'ils nous repoussent, ça leur fait peur les guenilles et la rage au coeur

 

 

Toutes ces pauvres cloches, qu'on fuit, qu'on maudit

 

Les rien-dans-les-poches, les punis d'la vie

 

Y a quelque chose qui cloche pour ceux qui mendient

 

Et leurs mains s'accrochent à l'espoir enfui

 

 

Je t'fais pas de reproches, mais rg'arde par ici

 

Et sonne les cloches pour tous les bannis

Cete superbe chanson de Maurane s'appelle "les Coeurs sans Logis". Et elle n'est pas écrite ici pour faire joli, je vous l'avoue. Bien que ces paroles s'adressent au départ à Dieu, aujourd'hui, je voudrais qu'elles s'adressent à tous, à vous et à moi.

On forme de malheureux employés à devenir des requins inhumains, pour qu'ils aillent saisir des gens pour des sommes dérisoires -qu'on vous prenne tout pour un peu moins de 500 €, vous y croyez, vous? Incroyable mais vrai.

"On" incite les gens à monter des affaires, pour ensuite en rendre la viabilité difficile. "On" ruine la vie des gens à tour de bras.

Cui bono, ai-je envie de dire? Cui bono, à qui de bon...

Promenez vous donc à Charleroi, près du pont de la gare. Que voyez-vous? Des hommes et des femmes, sales et avachis dans des tentes Quechua qui ne sont plus de première fraicheur! Des hommes et des femmes, mes amis, dont certains étaient encore à votre place il n'y a pas si longtemps. Les regardez-vous, les voyez-vous, ces gens que les publicains des temps modernes ont condamné à la mort sociale? Non, car comme moi parfois, et même souvent, vous n'osez plus, vous ne pouvez plus. Vous n'osez plus parce qu'il est trop difficile de différencier ceux qui ont vraiment besoin d'aide, et les tricheurs. Vous ne pouvez plus parce qu'il y en a trop. À qui la faute?

Cui bono? Cui bono...

Continuons donc à nous ballader dans Charleroi. Oh, surprise, de superbes oeuvres d'arts toutes rouillées, gouffres à millions, un peu partout disséminées pour "embellir la ville". Oh, certes, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas me direz-vous. Mais ne pensez-vous pas aussi, en revanche, que "l'embellissement de la ville" passe aussi par la diminution de misère dans les rues? Nombreux les sans-abris, et dans la ville haute, nombreux les bâtiments vides, pourtant... Sans doute les propriétaires ont peu envie de céder leurs biens dormants au bonheur du peuple.

Cui bono? Cui bono...

Alors, pour l'amour du ciel, je ne vous demande qu'une chose, à vous qui lisez ces lignes:

il n'y a pas grand chose qu'on peut faire pour aider ces pauvres gens, que nous pourrions d'ailleurs un jour rejoindre. Mais ce qui peut être fait, faisons-le. Vos vieilles couvertures, vos vieux vêtements, vos vieux jouets, faites-en don à ceux qui les redistribueront. Si vous croisez Alphonse, qui n'a pourtant rien d'autre à vous offrir que son faible sourire que la pollution de la ville a noirci, sachez de temps en temps lui offrir un sandwich. Juste un sandwich, ça ne vous tuera pas, et lui il en vivra. Cela, c'est de l'aide temporaire, de l'aide temporaire avant que tout un chacun ne comprenne l'ultime vérité: c'est en marchant ensemble contre l'injustice que nous formerons une société meilleure que celle, décadente et de plus en plus oppressante, où nous vivons.

Rappelez-vous, pour ceux qui suivaient, de ce que disait le Cap'taine Planet: "N'oubliez pas, l'avenir ne dépend que de vous!"

Posté par Lord Sidious à 19:09 - Tribune dictatoriale (je donne mon avis) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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