Centre de Reconstruction Chirurgicale Empereur Palpatine

Qu'est-ce qu'un blog, au fond? Doit-on pouvoir y dégager un thème particulier, ou autrement dit, suis-je, MOI, obligé de me cantonner à une thématique pour les beaux yeux du monde? Non, cela ne sera pas. Parce que... parce que ici, j'ai tout à vous montrer

jeudi 28 juin 2007

Tu ne viendras pas

Puisque mon blog de poésie a été perdu corps et biens, je vais commencer à republier ici mes vers perdus...
Pour ceux qui n'aimeront pas mon académisme, j'ai un bon plan: ne les lisez pas.

Tu ne viendras pas

Allongé sur quelque frais gazon à l'écart
Le dos dans la rosée, je songerai; vois-tu
Je mirerai ces étoiles que tu hais tant
Tant que tu iras à toute ivresse perdue
Je songerai pour te pardonner tes écarts.

Tu seras là, dans l'ombre, à t'unir à un autre.
J'attendrai l'instant qui me semblera des heures
Où tes yeux verts sur mon spectre se poseront.
J'attendrai qu'arrive notre impossible heure,
Couché dans un blême et haletant champs d'épeautre.

Au clair d'une lune faible, tu ne viens pas.
Engourdi et cerné, j'attendrai encore.
L'Espoir ne fait pas vivre, il me tue chaque jour,
L’Amour n'est-il pas assonance de la Mort?
Au clair de lune laiteux, tu ne viendras pas.

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La Ballade du Noyé d'Envie

La Ballade du Noyé d’Envie

Noyé dans une mer sortie de mes entrailles
Où lentement mon sang s’échauffe dans l’eau bouillante
Les yeux qui se brouillent et la respiration mourante
Les cheveux arrachés, prisonniers des mailles

Au piège dans un filet de culpabilité
Pour un poisson que je n’ai pu prendre dans les miens
Submergé par l’océan nacré écoulé
De mon ventre et qui des seules vagues comble les reins

Entre deux eaux, c’est inerte, raide, que je flotte
Un liquide noir s’écoule du cœur blessé
Ma chair est défaite et ma peau desquamée
Et les eaux, en écho de mon spectre, clapotent

Sous le ciel grondant, le vent siffle et les flots saignent
Face à eux tes muscles puissants, ton front blond, règnent
Et tu sillonnes les embruns comme tu l’as toujours fait
À la proue tu vogues et sans ta nef me suis noyé

Au piège dans un filet de culpabilité
Dans mon propre océan de nacre, noyé
Ohé, corsaire, ohé ; les flots, les ai souillés

Posté par Lord Sidious à 14:53 - Poèmes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Te connaître c’est crever

Le mur de pourpre à droite, le mur de pourpre à gauche
Le teint de cire sous la chair fondante des chandelles
Je suis en silence car rien dans mon corps ne chancelle
Sous les crachotis des flambeaux que le temps fauche

Je décris ma bière ; je suis tombé vois-tu ;
D’un seul fait, mon cœur, d’un poison violent
Un peu plus chaque jour s’en allait en brûlant
Depuis cette nuit d’encre ou mes yeux t’ont revue

Te connaître, quelque part, c’est crever un peu
Tout nu, la gueule ouverte, en sang, émasculé
Quand tes pas de marbre noir brisent les coeurs peureux
Ou gèlent ce que te tes yeux n’ont pas encore brûlé

Diaphane dans ma crypte, mon ombre se fane
Sous les trop longs rites abstrus d’un exorciste
Obligeant ton image à dégager la piste
Toi qui m’a abîmé les yeux, l’âme et le crâne

La chaude obscurité de ta fangeuse beauté
M’a touché au front, comme un rai d’amour terni
Jusqu’au jour où mon puits d’espérance s’est tari
Et où le désir, de la vie, m’a tout ôté

Te connaître, quelque part, c’est crever un peu
Tout nu, la gueule ouverte, en sang, émasculé
Quand tes pas de marbre noir brisent les coeurs peureux
Ou gèlent ce que te tes yeux n’ont pas encore brûlé

Amour, à mort, voilà où cela m’a mené
Enfant ou vieillard toujours le cœur suspendu
Au fil de la Veuve qui nous mangera crus
Amour, rat mort, le monde va pouvoir m’oublier

À mort, Amour ! Science que vomissent les goules !
Dévorant nos chairs, mettant nos âmes au supplice
Promulguant la douleur sous aspects de délices
Amor, Amour ! tu détruis comme la lave coule

Te connaître, quelque part, c’est crever un peu
Tout nu, la gueule ouverte, en sang, émasculé
Quand tes pas de marbre noir brisent les coeurs peureux
Ou gèlent ce que te tes yeux n’ont pas encore brûlé

Posté par Lord Sidious à 14:54 - Poèmes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Car c'est ainsi que je t'aime

Car c'est ainsi que je t'aime

Car c'est lorsque tu pleures que je veux t'enserrer
Mes mains chérissent tes larmes, ma bouche tes frissons
Tu tressaillis de sanglots et nous nous enlaçons
Et mon affection se perd dans tes beaux yeux brouillés

Car c'est lorsque tu cries que je te caresserais
C'est là que ta beauté se faite toute voluptueuse
Comme ta joue s'enflamme lorsque tu es furieuse
Et quand ton corps à ma main, courroucé, tu soustrais

Car quand tu veux te suicider, je sais que je t'aime
Je retiens ton bras blanc et embrasse tes lèvres molles
Le regard alarmé, les cheveux en herbes folles
J'essuie tes larmes sucrées sur ton visage blême

Demeure qui tu es, demeure qui tu veux être
Je t'aime pour toi, telle que tu changes au gré des vents
Sois celle que j'aime, demeure qui tu veux être

Posté par Lord Sidious à 14:58 - Poèmes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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