mercredi 25 octobre 2006
Les leçons de Sidious: les tengwar
Comme Sidious
est avant tout un professeur, je vais vous fournir ici une explication
rapide (en deux articles) du système d'écriture elfique de notre bonne
vieille Terre du Milieu. Attention, j'ai bien parlé d'écriture et non pas de langue.
Merci de bien saisir la nuance dans la portée de cet apprentissage.
Cette première page est essentiellement un résumé des appendices de la
récente édition de luxe de l'oeuvre majeure de Tolkien.
L’ECRITURE ELFIQUE
1.1 Les
lettres Fëanoriennes
Le tableau ci-dessous donne, calligraphiées avec soin, les
lettres d’usage courant chez les Elfes au Troisième Age. L’ordre est celui
communément admis à l’époque, et celui adopté d’ordinaire lors de toute
récitation nominative. En fait, il ne s’agissait pas d’un alphabet à proprement
parler (un alphabet est une série fortuite de lettres ayant chacune sa propre
valeur, et que l’on débite dans un ordre traditionnel, sans rapport manifeste
avec leurs formes ou leurs fonctions). La seule connexion que les Eldar
auraient jugée intelligible dans l’alphabet latin entre deux lettres, aurait
été celle que l’on peut établir entre le P et le B ; et le fait que dans
notre ordre alphabétique, ces deux lettres soient à distance l’une de l’autre
et séparées également de F, M et V leur aurait paru absurde.
Il s’agit en fait non pas vraiment d’un alphabet mais d’un système de
signe consonantiques analogues pour la forme et pour le style, qui pouvait
servir au choix et selon les nécessités du moment, à la notation de consonnes
figurant dans des langues inventées ou rencontrées par les Eldar (Elfes).
Aucune de ces lettres n’avait au départ de valeur fixe en elle-même, mais avec
le temps, des valeurs définitives se sont imposées.
Le système comptait 24 ‘lettres primaires’, allant de 1 à 24, disposées
en quatre témar (séries) comportant chacune six tyeller (degrés).
Il y avait aussi 12 ‘lettres supplémentaires’ allant de 25 à 36, une forme
supplémentaire de noter le ‘h’, et deux signes dont la fonction nous sera
expliquée quand nous aborderons dans l'article qui suivra les tehtar, ou points voyelles.
