dimanche 28 mai 2006
Collège, bientôt je te quitte...
ton meilleur souvenir au
collège?
Ai-je vraiment UN meilleur
souvenir ? Je ne le crois pas, mais j’ai bien une accumulation de
ressouvenances très douces et sucrées, qui font tant de bien à l’esprit, des
moments à la fois banals et exceptionnels qui vous ragaillardissent. Mais qui
appartiennent au passé et parfois font du mal au retour. Comme une drogue somme
toute...
tes projets d'avenir?
L’année prochaine, je
voudrais étudier l’orientalisme à Louvain-la-Neuve, et je ne désespère pas
qu’un jour je pourrai enseigner certaines matières en université ; je considère ce métier si souvent déprécié
comme très exaltant au contraire, parce que ce sera pour moi une série
d’aboutissement que de voyager pour écrire une thèse, voir des pays, des
cultures, créer SON anthropologie, et communiquer cela aux étudiants. Un métier
bien sûr, ce n’est pas que cela l’avenir… Mais pourquoi y songer ? À quoi
bon, quand on pense que les rêves qu’on se fait, déjà rien que pour l’avenir
proche, n’accouchent que de fantômes ? J’ai fait des rêves et eut des
ambitions aujourd’hui bien inassouvies cette année, et cela m’a fait comprendre
qu’il ne faut pas sombrer dans l’hypothèse de l’avenir au détriment de
l’instant qui court. Qui court et qui meurt.
à quoi te font penser les
mots: collège et pause de midi
Le Collège c’est un système
de gens qui comme toutes les sociétés fonctionne plus ou moins bien, plus ou
moins mal. Parfois on se lie d’amitié, souvent on se délie, parfois on
s’accorde, toujours on s’arrache. Parfois les choses évoluent, souvent
involuent, toujours se bloquent et se heurtent.
La pause de midi, avant
c’était les pâtes et le parc avec les
copains. Maintenant c’est les pâtes et le parc, mais avec moi-même.
ta date de naissance?
Le
15 février 1988, aux
environs de quinze heures, si ça vous intéresse. Et maintenant,
si vous voulez bien, je vais aller parler aux quatres murs du
boudoir...
Et si l'amour m'était peint.... ?
Un jour, on
-pour l'info, ce "on" était mon professeur de latin de l'époque- m'a
demandé de trouver une oeuvre d'art qui représentait pour moi la
relation amoureuse. Avec pour toile fond les amours d'Enée et Didon
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Didon, pour ceux dont la myhtologie
serait rouillée).
Je trouvai après avoir
longuement cherché, une idée aussi brillante que choquante. Je décidai
de présenter, pour répondre à la question de départ de ce travail... le
Radeau de la Méduse. Qu'y faut-il voir? Le naufrage de mes amours? Possible. Sûrement. Mais n'y a-t-il rien d'autre?
Mon maître à ce moment, quand il vit mon travail, s'est dit "il n'a encore rien compris". Puis il l'a lu, comme vous:
"Le choix
d’une oeuvre si sombre, morbide et qui n’a, qui plus est, pas de rapport direct
apparent avec le sujet, peut paraître étonnant et même aberrant. Mais
laissons-nous toutefois interpréter cette œuvre sous un angle sous lequel nous
ne le voyons pas habituellement, laissons notre esprit l’analyser maints degrés
au-dessus.
J'ai eu la note maximale.
James His Flat Land
L'autre soir en mangeant du fromage, j'écoutais du Anne Clarck. Je me suis demandé, là: et si Jacques avait été anglophone? Comment ça quel Jacques? Mais, si, vous savez! Jacques, celui qui a attendu en vain Madeleine, célébré vainement le retour de Mathilde, et s'est fait rouler par Germaine (sa vie sentimentale à des airs de la mienne)! Celui qui a tenté, sans force et sans armure, d'atteindre l'innaccessible étoile, avant de reposer sur les Îles Marquises! Oui, lui. Hé bien j'ai pris ma plus belle plume, et mon encre sang-de-pigeon, et j'ai traduit -du mieux que j'ai pu.
With the North Sea as the last waste ground
And waves of dunes to stop the breaker waves
And inform the rocks above which waves rise
And which have the heart forever in a low tide
With infinitely of coming thick fogs
With the eastern wind, hearken how it holds on
The flat land, which is mine.
With cathedrals as only mountains,
And dark steeples as Cocagne’s pole
Where stone-made devils can unhook the clouds
With as when the days go by as only journey
And rainy paths as only ‘goodnight’
With the western wind, hearken how it strongly claims
The flat land, which is mine
With so low as sky, that it made a canal hang itself
With so low a sky, that it makes humility
With so grey a sky, that thou must forgive it
With the northern wind that comes to tear himself apart
With the northern wind, hearken how it crackles
The flat land, which is mine
With a bit of Italy, having swum down the Escaut
With the Blond Frida when she becomes Margot
When the sons of November come back to us in May
When the plain is steaming and quivers under July’s domination
When the wind is laughing, when the wind blows the wheat
When the wind comes from the South, hearken how it sings
The flat land, which is mine
Hé bien vous savez, Jacques, il est toujours aussi beau en anglais. Et il est même un peu gothique.
Alors, j'ai coupé Anne Clarck dans ses élans, et j'ai écouté le grand Jacques...
vendredi 2 juin 2006
La conception et la naissance des bébés expliquées aux plus petits
Il n’est pas toujours aisé de raconter aux enfants la conception des
enfants en se montrant méticuleusement exact tout en refusant la crudité la
plus pure. Dieu merci, le docteur Sidious possède la solution idéale à ce cruel
dilemme ; laissez les enfants approcher, je vais leur parler…
Bien, tout le monde est là, les grands, mmm ? Bien… Tout commença un
jour où papa emmena maman au fond du jardin pour aller labourer un petit coup.
Ils se rendirent donc par un chaud après-midi d’été dans la cabane à outils, et
ils y tirèrent tous les outils nécessaires pour le jardinage. Papa a donc
soigneusement biné la terre en exécutant des mouvements de va et vient avec son
outil. Un fois cela fait, il a tout naturellement éparpillé la semence. Puis,
papa et maman sont rentrés à la maison.
Ensuite, les choses doivent prendre le temps selon le cours normal, et il
germe bientôt des roses d’un côté, des choux d’un autre. En général, papa et
maman tirent au sort (à pile ou face, si on veut), pour savoir s’ils vont
commander un choux ou une rose. Mais, me direz-vous, pourquoi diable commander,
ce n’est jamais qu’au fond du jardin ! Et vous avez raison, petits filous.
Seulement, il faut savoir que depuis qu’ils ont jardiné, dans leur attente
insoutenable, papa et maman se sont mis à stresser anormalement. De ce simple
fait , maman mange pour six, et papa ne bouge plus de son fauteuil. Du
coup ils grossissent tous deux comme ce n’est pas permis. Et donc, il passent
leur commande, disais-je, et neuf mois après, à causes des lenteurs de la poste,
une cigogne vient leur livrer leur rose ou leur chou.
Quand c’est fait, quelqu’un s’écrie en général : «Faites bouillir de
l’eau ! ». Pourquoi ? en fait c’est très simple ; le choux
ou la rose sera délicatement ouverte pour laisser sortir bébé, et après on
mange le légume ou la fleur –mais bouillie parce que sinon c’est l’indigestion
assurée. On le savait, mais maintenant on le sait mieux.
Vous me direz encore
qu’il demeure un mystère : mais qu’est-ce que monsieur le docteur vient
faire là ? C’est évident, voyons ! une visite de courtoisie, tout à
fait par hasard.
Mais si mon explication n’est pas limpide, mes enfants, rassurez vous : gageons qu’un jour, vous aussi, vous ramènerez votre copine à la maison, derrière la cabane à outils, pour labourer.
dimanche 11 juin 2006
Sidious, ce gothique (?)
Il y a
quelques temps, je me suis posé une question absolument inutile. Et
pourtant je me la suis posée quand même, au vu des nombreuses remarques
et questions à ce sujet qui avaient fusé jusque là: suis-je gothique ou
non?
Question banale, bête et méchante, à laquelle j'ai fini par me répondre "oui, en effet."
Il y aura des gens pour me dire que je ne suis PAS
un gothique. Et pourquoi si'l vous plaît?
Ceux-là me diront :
* tu es chrétien, les goths ne sont pas chrétiens
* tu ne portes même pas de somptueux bijoux rococo
* ni de bottes gigantesques et lourdes
* tu n’es pas allé voir « Cradle of Filth »
en concert
* tu n’aimes pas Marilyn Manson
* tu ne portes même pas de somptueux bijoux rococo :
non, en effet, j’estime que mon collier et mes deux bagues suffisent, inutile
de ressembler à une arbre de Noël.
* ni de bottes gigantesques et lourdes :
pareil, je veux savoir marcher.
* tu n’es pas allé voir « Cradle of Filth »
en concert : en même temps, il y a autre chose dans la vie, hein…
* tu n’aimes pas Marilyn Manson : hé bien non. Je
considère que tout mettre en œuvre pour choquer ce n’est pas être soi. Il en
fait des tonnes et contribue à donner aux gothiques une image de ‘freaks’.
Question que me posera alors le profane: mais si être gothique ce n'est pas avoir du noir à lèvres et des pics de vingt centimètres sur les épaules et être un sataniste, qu'est-ce que c'est, alors?
Hé
bien voyez-vous... on ne devient pas un gothique, je crois. On le naît.
Et pourquoi l'est-on? Une histoire de romantisme, sans doute, de
tolérance, de cynisme et de créativité. Une danse avec la mort pour ne
pas en avoir peur aussi, peut-être... Je ne sais pas, ce n'est que mon
avis après tout, pas la vérité. Mais il serait temps qu'une certaine
génération de jeunes moutons modistes en mal d'identité et de
façons de choquer les braves gens cessent de se convaincre qu'on
y croit... Il y a des choses que ni des groupes gueulards ni des
fringues outrancières ne peuvent pas apporter.
lundi 26 juin 2006
Moquons nous un peu...
Et maintenant, pour prouver à
ceux qui ne l'auraient pas encore compris que je ne susi pas un
gonze sympathique, on va se payer la tête de quelqu'un
gratuitement. J'ai choisi le groupe (ex-groupe?) français Kyo. Pourquoi
eux?
Bah c'est très simple; j'ai toujours aimé rire un
peu de ces mouvements "pur rock" (c'est plutôt "pue-rock") que toute
bonne grungette de quatorze ans se doit d'écouter.
VOUS :Ce n'est pas très gentil!
MOI: Je vous avais prévénus...
Comment vais-je procéder? Très simple, je vais les traduire en
Wallon de chez moi. Qu'on rie un peu. Aujourd'hui,"Dji cours"...
Fèy-mwé del place, ène miyète di place
Pou nén que dji m’èface
Dji n’éye-nin trop d’camarâdes, èr-wèt à scol,
Çu n’èst nin l’jwèye
Dji su to seû, eyet nén ène saqi pou lu dîre
Çu n’èst nén lu pîs, quind l’pause èst-arrivèye
Dji n’su nin trankîye, dji dwé yèsse-è-voye
Ou bén, yèsse-racabougnî
Ou à l’uche, dji m’va dwé corru.
Djusqu’auwe bout.
Dji n’èye pu’pon d’soufle, dji vourais bén d’yèsse shoûtéye
Pou sorrtî di-çu-bazar dji dwé tenir
Eyet construire m’futur
Eyet d’allér qué ène vikerye mwins deûre
Bén seûr cî n’èst-nèn gagnéye, mins dji rwète padrî mwé
Pou connèche l’amoûr eyet l’monde
Dji m’va dwè corru
Djusqu’auwe bout.
Pou connèche l’amoûr eyet l’monde
Dji m’va dwè corru tos lès djoûs.
Dji vourais bén m’arrestèye
Dji n’sais pu respirèye dins çu monde avè vos-aut’
mardi 27 juin 2006
Communiqué technique
J'ai cru remarquer qu'il se
passait des choses étranges sur ce bloc
de temps à autre... Ne soyez pas étonné si vous remarquez une
illustration qui n'a aucun rapport avec le contenu d'un article, je
pense bien qu'un individu peu scrupuleux se paie du bon temps et,
à l'occasion, une tranche de ma pauvre tête... Aussi ai-je du prendre
des mesures pour qu'un chaton n'apparaisse plus en lieu et place de ma
nécrologie du surmoi. Combien de temps cela durera je n'en sais rien...
Affaire à suivre. Nous allons enquêter...
*Joue un air de violon*
mercredi 26 juillet 2006
Sidious: L'acteur

- Une fois la viriginité défoncée, la femme n'en sera que plus vite en l'air! Débarrassez-vous-en!
- Comment peut-on faire, madame, pour aimer la perdre?
Pour ceux qui me connaissent moins bien et ne peuvent donc que l'ignorer, j'adore le jeu théâtral et j'ai d'ailleurs joué dans plusieurs pièces.
Hélas, il semble que l'on s'évertue à ne me faire jouer que des rôles qui ne me correspondent pas :)
Ainsi j'ai eu droit à un alcoolique lubrique dans In Vino Veritas -composition originale des rhétos de la promotion 2005- et cette année, en mai 2006, j'interprétais le héros dans Tout est bien qui finit bien.
Cette pièce de Shakespeare, nous l'avons un peu tordue de sorte que les rôles masculins deviennent féminins et récirpoquement...
Ainsi, l'héroïne Hélèn est devenue un charmant bachelier nommé Hélen. Plein de fougue, de romantisme, d'innocence, de motivation... Bref voilà qui ne me ressemble pas. Je vous reparlerai de cette pièce. D'ici un ou deux articles.
Flash d'info spéciale Muppet
Et voici un flash d’info spéciale Muppet...
Voici quelques vieilles nouvelles du pays de William Shakespeare... En mai 2006, des événements tragiques on tissé leur toile à la cour de France.
En effet, la cour de Marseille vient de nous prévenir que la reine a souhaité mettre en branle le mariage de la Comtesse Bernadette de Roussillon et du jeune médecin idéaliste Hélen de Narbonne. Comment une jeune chevalier fut mariée contre son gré à un jeune homme, comment elle a fui le mariage en partant à la guerre, comment elle a donné sa foi à un ravissant étranger, comment des anneaux échangés ont brouillé les pistes, tout cela ne nous a pas encore été clairement révélé par le porte-parole du palais royal. Mais... tout est bien qui finit bien! All's well that ends well est la dernière des douze comédies de Shakespeare, et la plus rarement jouée. Inspirée d'un conte du Décaméron de Boccace, elle date de 1601-1602.
C'était un flash d'info spéciale Muppet
Cadeau d'Alaïs: partie I
Ma
fille de RP, Alaïs Morgenstern (son blog est là)-que j'ai eue avec une chasseuse de
vampire défroquée- m'a réalisé quelques braves et mignons petits
dessins me représentant, intitulés "Sidious vu et déliré par Alaïs".
Je vais vous le livrer tout chauds. Un par un.






