lundi 28 janvier 2008
Projet ... reporté(?)
Peut-être vous souvenez-vous, ô mes lecteurs inexistants, de ce que j'avais appelé le Projet Neo-Bereshit of the Netherworld (pour les distraits, voyez ici: http://reconchirempal.canalblog.com/archives/2007/06/28/5452991.html).
Je vcous avais promis de vous tenir au courant des résultats. Hé bien, force m'est de constater que le projet, sur toute la ligne, a échoué lamentablement. Que faut-il faire à présent?
Abandonner le projet? le reporter? Hé bien à vrai dire, je dirais simplement le continuer. Cette bereshit, c'est une création après tout. Et la création n'est pas une affaire ponctuelle, c'est l'affaire du quotidien. Notre mond en'est notre monde que parce tous les matins nous recommençons à le créer. Tous les matins, nous séparons dans notre vie les eaux d'en haut des eaux d'en bas, organiser le chaos pour en faire une harmonie.
Sot que j'étais: Neo-Bereshit of the Netherworld, ce n'est pas juste un projet, c'est la vie elle-même. Aussi bien sûr que je vais continuer, aussi sûr que je vais vivre. Peu importe que mon coeur soit aussi fané qu'un plat de raiponces cueillies la semaine dernière, on resèmera, comme on a toujours resemé.
Haut les coeurs, Sidious est de retour. On pleure à nouveau très fort aujourd'hui, mais on est toujours là, après tout. Tant que je pleure, c'esdt que je souffre, tant que je souffre, c'est que je sens, tant que je sens, c'est que je vis. Et un jour, quelqu'un vivra avec moi, et moi je vivrai avec tous les autres.
Il y a quelque chose qui cloche... cui bono?
Je n'sais même pas si tu m'écoutes et si tu es seulement là
Au ciel ou sur l'bord de la route; je n' prie prie pas pour moi
On dit qu'je suis une pas-grand-chose, mais si j'me souviens
Pour toi c'était pas tout rose, et la misère en chemin
Comme ces pauvres cloches que le vent charrie
Les poings-dans-les poches, les punis d'la vie
Y a quelque chose qui cloche pour ceux qui mendient
Et leurs mains s'accrochent à l'espoir enfui
Tu as donné un p'tit coup d'pouce à ceux qui ont la belle vie
Et voilà qu'ils nous repoussent, ça leur fait peur les guenilles et la rage au coeur
Toutes ces pauvres cloches, qu'on fuit, qu'on maudit
Les rien-dans-les-poches, les punis d'la vie
Y a quelque chose qui cloche pour ceux qui mendient
Et leurs mains s'accrochent à l'espoir enfui
Je t'fais pas de reproches, mais rg'arde par ici
Et sonne les cloches pour tous les bannis
Cette superbe chanson de Maurane s'appelle "les Coeurs sans Logis". Et elle n'est pas écrite ici pour faire joli, je vous l'avoue. Bien que ces paroles s'adressent au départ à Dieu, aujourd'hui, je voudrais qu'elles s'adressent à tous, à vous et à moi.
On forme de malheureux employés à devenir des requins inhumains, pour qu'ils aillent saisir des gens pour des sommes dérisoires -qu'on vous prenne tout pour un peu moins de 500 €, vous y croyez, vous? Incroyable mais vrai.
"On" incite les gens à monter des affaires, pour ensuite en rendre la viabilité difficile. "On" ruine la vie des gens à tour de bras.
Cui bono, ai-je envie de dire? Cui bono, à qui de bon...
Promenez vous donc à Charleroi, près du pont de la gare. Que voyez-vous? Des hommes et des femmes, sales et avachis dans des tentes Quechua qui ne sont plus de première fraicheur! Des hommes et des femmes, mes amis, dont certains étaient encore à votre place il n'y a pas si longtemps. Les regardez-vous, les voyez-vous, ces gens que les publicains des temps modernes ont condamné à la mort sociale? Non, car comme moi parfois, et même souvent, vous n'osez plus, vous ne pouvez plus. Vous n'osez plus parce qu'il est trop difficile de différencier ceux qui ont vraiment besoin d'aide, et les tricheurs. Vous ne pouvez plus parce qu'il y en a trop. À qui la faute?
Cui bono? Cui bono...
Continuons donc à nous ballader dans Charleroi. Oh, surprise, de superbes oeuvres d'arts toutes rouillées, gouffres à millions, un peu partout disséminées pour "embellir la ville". Oh, certes, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas me direz-vous. Mais ne pensez-vous pas aussi, en revanche, que "l'embellissement de la ville" passe aussi par la diminution de misère dans les rues? Nombreux les sans-abris, et dans la ville haute, nombreux les bâtiments vides, pourtant... Sans doute les propriétaires ont peu envie de céder leurs biens dormants au bonheur du peuple.
Cui bono? Cui bono...
Alors, pour l'amour du ciel, je ne vous demande qu'une chose, à vous qui lisez ces lignes:
il n'y a pas grand chose qu'on peut faire pour aider ces pauvres gens, que nous pourrions d'ailleurs un jour rejoindre. Mais ce qui peut être fait, faisons-le. Vos vieilles couvertures, vos vieux vêtements, vos vieux jouets, faites-en don à ceux qui les redistribueront. Si vous croisez Alphonse, qui n'a pourtant rien d'autre à vous offrir que son faible sourire que la pollution de la ville a noirci, sachez de temps en temps lui offrir un sandwich. Juste un sandwich, ça ne vous tuera pas, et lui il en vivra. Cela, c'est de l'aide temporaire, de l'aide temporaire avant que tout un chacun ne comprenne l'ultime vérité: c'est en marchant ensemble contre l'injustice que nous formerons une société meilleure que celle, décadente et de plus en plus oppressante, où nous vivons.
Rappelez-vous, pour ceux qui suivaient, de ce que disait le Cap'taine Planet: "N'oubliez pas, l'avenir ne dépend que de vous!"
Sidious voudrait bien un homme, rien qu'un tout petit
Rien qu'un tout tout petit homme... pour ...
... se foutre sur la gueule à coups d'épée bâtarde de deux kilos cinq cents, puis s'asseoir complètement crevés, en riant comme des dératés auourt d'un verre d'hypocras ou d'hydromel.
... discuter du dernier opéra qu'on sera allés voir autour d'une assiette de ris de veau ou même de spaghetti bon marché.
... lui tenir tête quand il exagère, et le remettre à sa place quand il va trop loin. Lui prendre la main pour qu'il ne se prenne pas la tête.
... pour à deux devenir chacun meilleur.
... se faire chauffer une tasse de Earl Grey bouillant ou de Wulong parfumé avant d'aller s'allonger sur un grand lit dans le coin de la pièce.
... se battre comme des petits chats dans leur panier, qui tombent et basculent sur le dos, tout mignons et tout félins à la fois.
Aller voir au théâtre un vaudeville de boulevard ou une comédie de Molière, et au cinéma un film plein de sorcières, d'éclairs de lumière verte et de guerriers aux armures rutilantes.
... s'asseoir sur la terre poussiéreuse devant un château en ruine, au sommet d'un terril, dans les ruines de l'abbaye de Villers, et regarder tomber le jour loin devant, quand Saint Nicolas fait des bonbons.
... prendre un bain à deux avec beaucoup trop d'eau dans la baignoire, et plein de mousse qui ne pique pas les yeux, avec une odeur de miel ou de vanille.
... regarder tomber la pluie sur la Grand Place de Bruxelles le soir, et s'émerveiller des crachats de lumières jetés par les lampadaires à travers le prisme des gouttes d'eau.
... sentir des mains s'occuper de ses cheveux le soir après manger, pour les rendre brillants et beaux comme ceux d'un chanteur de métal finnois.
... s'amuser à faire peur aux gens dans la rue, habillés tout en noir, avec des airs sinistres et du maquillage autour des yeux.
... aligner des roses en nombre impair dans des vases hauts et lourds, sur la table du petit salon de l'appartement.
... l'emmener manger des frites à la friterie de l'Hocaille, ou italien à Bruxelles, Paris, Nantes ou Londres.
... l'embrasser sous la pluie, qui laissera éclater sur le sol jaloux ses aiguillons d'argent, les cheveux collés aux tempes.
... se promener sur la plage à minuit, et monter sur les brise-lames, rester là jusqu'à ce que la marée monte à nos pieds.
... écouter Tarja Turunen monter dans des hauteurs vocales vertigineuses, devant une scène, sur le sol poussiéreux d'un festival.
... lui apprendre à prévoir un peu plus, et me désapprendre à tout vouloir planifier.
... pour l'appeler par son prénom, et réciproquement.
Et quelques autres trucs en plus...
Des amateurs?
Bye-bye romantisme?
Mais où est passé le romantisme? Comme disait la vieille en vertugadin dans le sketch des Snuls, "mais où est passé..." non pas les années cinquante, mais le romantisme?
J'ai bien peur que les dernières traces que j'ai pu retrouver de lui remontent à l'an de grâce 1955; cette année-là, un certain Walt Disney racheta le romantisme à une bande de poètes déchirés par l'absinthe et les peines de coeur. Il l'a alors aseptisé, mis sous verre et résine, puis fabriqué des châteaux roses et bleus avec sur des terrain vagues. Si on ne m'avait pas arraché les glandes lacrymales avec les dents pendant la Guerre de Crimée, j'en chouinerais.
Et c'est choqué par cette constatation alarmante que je fonde dès aujourd'hui le F.P.R.P.C.R.B.P.A., le Front pour Prouver que le Romantisme ce n'est Pas que des Châteaux Roses et Bleus dans des Parcs d'Attraction. Si vous êtes aussi intéressé que moi par la résurrection du romantisme -aussi bien dans le sens littéraire (vous savez, Dieu, la poésie, la nature, l'amour, les châteaux forts, le lac...) que dans le sens sentimental-, envoyez moi un chèque. Ou alors contentez-vous de me le dire, c'est déjà pas mal.
Nouvelle rubrique
J'ai décidé d'entamer pour ce blog une nouvelle rubrique, mes conseils cinématographiques.
Bientôt vous verrez apparaître ici des articles où je vous décrirai mes coups de coeurs au cinéma, et pas nécessairement des films récents, loin de là. Néanmoins je me mets de plus en plus à apprécier ce que je vois, et je vous livrerai tout chaud ce qui pour moi est le fin du fin.
Au programme de ces voyages dans le monde du septième art, je vous promets entre autres:
- Il était une fois (Kevin Lima)
- Erin Brokovich (Steven Soderbergh)
- The Hours (Stephen Daldry)
- Big Fish (Tim Burton)
- La Route du Paradis (Bruce Beresford)
- Mémoires d'une Geisha (Rob Marshall)
- Le Dernier Samourai (Edward Zwick)
- La Mort vous va si bien (Robert Zemeckis)
A tout bientôt donc!
mardi 29 janvier 2008
The Hours
The Hours est là pour nous raconter, avec un habile jeu de passerelles temporelles et émotionnelles, un jour dans la vie de trois femmes de trois époques différentes. Un jour significatif, le jour où toutes trois elles doivent organiser un repas, et surtout un jour où leur vie va changer de façon radicale. C’est dans la banlieue de Richmond, près de Londres, au début des années vingt, que Virginia Woolf lutte contre la folie qui la guette. Son mari Leonard l’y a emmenée pour qu’elle se repose, mais l’ennui du cottage la paralyse, et elle sait qu’aucun repos ne la guérira. Elle se perd alors dans l’écriture de ce qui sera son plus grand roman, Mrs Dalloway.
Trois décennies plus tard, Laura Brown, une mère au foyer américaine, fait la forte expérience de cette ouvrage. Elle réalise que ça vie l’ennuie et l’indiffère, et qu’elle ne vit que pour les autres, dont son fils Richie, un enfant hypersensible. Après une discussion avec sa voisine qui doit subir une opération grave, Laura sombre dans l’égarement le plus total.
Et bien des années plus tard encore, à New York, vit Clarissa Vaughn. Clarissa vit au grand jour son homosexualité, mais elle s’enlise dans une existence futile et entièrement dévouée à son ami Richard, ancien amant atteint du sida qui se laisse mourir.
Et le propos de ce film est de nous montrer comment, par la littérature, par un seul livre, ces trois femmes ne sont en fait qu’une seule, et une puissante symbolique de ceux qui vivent pour un autre jusqu’au jour où on se remet en question. C’est indéniablement un film d’actrices ; comment ne pas vanter les prestations des toujours excellentes Nicole Kidman, Julianne Moore et Meryl Streep, qui nous offrent trois incarnations d’un même personnage, enfermé dans un corps, une vie ou un rôle qui n’est pas le sien ? Je vous invite à regarder cette scène en VO: http://youtube.com/watch?v=4Adzhgvg38Q
Elle est pour moi probablement une des plus poignantes. Virginia s'est enfuie vers la gare le soir de la réception, parce qu'elle se sent davantage l'envie de mourir dans le vieux Londres agité que dans le silence du cottage. Leonard, son mari, est venu la rattraper, et un échange violent s'ensuit. Violent, non pas physiquement. Mais nous avons affaire à une femme bipolaire, et à l'homme qui lui dédie sa vie mais ne peut comprendre. Le commun dénominateur, c'est que tous deux s'aiment, mais sont incapable de concilier cet amour avec la situation, et encore pluis incapables de le dire; "je t'aime" sont des des mots qui tentent de remonter dans leurs gorges, mais ils s'étranglent avec. Et ce qui ne peut sortir par les lèvres sort par les pores, les spasmes, le gonflement des veines, et l'étouffement des voix. On vit le sentiment comme s'il était palpable, et comme s'il remplissait l'air du quai de gare. Combien de scènes nous offrent telle démonstration? Il me faudra aussi vous avouer que ce film a également pour moi une valeur bien plus personnelle. Souvenir d'une époque où j'avais moi aussi, ma Virginia personnelle dans les bras quand j'ai vu ce film pour la première fois.
Pour en savoir plus sur l'oeuvre et la vie à la fois tragique et belle de Virginia Woolf:
*http://www.bbc.co.uk/bbcfour/audiointerviews/profilepages/woolfv1.shtml*http://www.bodysoulandspirit.net/mystical_experiences/read/notables/woolf.shtml
*http://www.chasingthefrog.com/reelfaces/thehours.php
*http://en.wikipedia.org/wiki/Virginia_Woolf
Je vous invite à regarder cette scène en VO: http://youtube.com/watch?v=4Adzhgvg38Q
Elle est pour moi probablement une des plus poignantes. Virginia s'est enfuie vers la gare le soir de la réception, parce qu'elle se sent davantage l'envie de mourir dans le vieux Londres agité que dans le silence du cottage. Leonard, son mari, est venu la rattraper, et un échange violent s'ensuit. Violent, non pas physiquement. Mais nous avons affaire à une femme bipolaire, et à l'homme qui lui dédie sa vie mais ne peut comprendre. Le commun dénominateur, c'est que tous deux s'aiment, mais sont incapable de concilier cet amour avec la situation, et encore pluis incapables de le dire; "je t'aime" sont des des mots qui tentent de remonter dans leurs gorges, mais ils s'étranglent avec. Et ce qui ne peut sortir par les lèvres sort par les pores, les spasmes, le gonflement des veines, et l'étouffement des voix. On vit le sentiment comme s'il était palpable, et comme s'il remplissait l'air du quai de gare. Combien de scènes nous offrent telle démonstration? Il me faudra aussi vous avouer que ce film a également pour moi une valeur bien plus personnelle. Souvenir d'une époque où j'avais moi aussi, ma Virginia personnelle dans les bras quand j'ai vu ce film pour la première fois.
Pour en savoir plus sur l'oeuvre et la vie à la fois tragique et belle de Virginia Woolf:
*http://www.bbc.co.uk/bbcfour/audiointerviews/profilepages/woolfv1.shtml*http://www.bodysoulandspirit.net/mystical_experiences/read/notables/woolf.shtml
*http://www.chasingthefrog.com/reelfaces/thehours.php
*http://en.wikipedia.org/wiki/Virginia_Woolf
Mad
Voici un article de wikipédia fort peu connu, étrangement... qui traite pourtant d'un félidé fabuleux.
Mad
(redirigé depuis Matthieu)
Description générale
Le Mad domestique ou Mad d'appartement est un adorable mammifère carnivore de la famille des félidés. Le mot mad vient de l’anglais madness (démence).
Le Mad domestique Arkhis silvestris madus est très proche du Mad sauvage européen Arkhis silvestris sivestris et du Mad sauvage africain (Mad ganté) Arkhis silvestris lybica. On dénombre aujourd’hui environ 80 races de Mads, mais le seul exemplaire de réelle importance vit à Nîmes, France, et porte le nom de [mÅdPeople] (en japonais Neko).
Comportements
Le Mad est d’une nature très indépendante. Contrairement au chien, il se promène seul. Il se lave lui-même. Notez tout de même que pour lui faire des gratouilles sur le ventre, il a quand même besoin de son maître, usuellement un Sidious commun.
La socialisation du Madon s’établit durant les premières semaines de sa vie. Pendant cette période, c’est le nombre d’humains avec lesquels il est en contact et l’attitude de sa mère avec ceux-ci qui déterminera son caractère affectueux ou distant.
Cependant, l’exemplaire particulier [mÅdPeople] présente des affections rares quoique touchantes et vraies. Son langage est particulier est souvent bref, mais toujours clair et sincère.
Il aime la musique, la retouche photo et y touche d’ailleurs régulièrement. Un narcissisme inversé le pousse à ne pas reconnaître combien il est bien de sa personne."
Et quand on sait ça, je suis plus que content d'être un Sidious commun...








