dimanche 5 novembre 2006
le Faune
Des rôles et des fonctions, j'en ai tant et tant.
Tous les mêmes au fond, toujours la même essence, le même profit,
le même fruit, le même usage.
Sidious est pour certains un ami.
Pour d'autres un simulacre de mentor.
Pour d'autres un grand frère.
Pour d'autres une grande soeur.
Bref, toujours, un faune sur l'épaule.
Un Faune sur l'épaule, un Frère, une Soeur; jamais un amant.
Demandez à n'importe qui: Sidious, il n'a pas de sexe...
Moment de sérieux: on est tous concernés par le sida
Parce qu'on ne le dira jamais assez.

Cette image... Je ne saurais malheureusement plus d'où elle vient, mais
je ne résiste pas à vous la montrer, parce qu'un petit message de
charité si bien emballé ne fait jamais de tort au milieu de mes
habituelles "égoïsteries"...
lundi 13 novembre 2006
Tristesse encore, il n'est jamais venu

Je l'ai vu près d'un laurier, il gardait ses blanches brebis
Quand j'ai demandé d'où venait sa peau fraîche il m'a dit
C'est d'rouler dans la rosée qui rend les bergers si jolis
Mais quand j'ai dit qu'avec lui je voudrais y rouler aussi
Il m'a dit ...
Il m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline
De l'attendre avec un petit bouquet d'églantines
J'ai cueilli des fleurs et j'ai sifflé tant que j'ai pu
J'ai attendu, attendu, il n'est jamais venu
Zaï zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï
Zaï zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï
Oh oh, oh oh
A la foire du village un jour je lui ai soupiré
Que je voudrais être une pomme suspendue à un pommier
Et qu'à chaque fois qu'il passe il vienne me mordre dedans
Mais il est passée tout en me montrant ses jolies dents
Il m'a dit ...
Il m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline
De l'attendre avec un petit bouquet d'églantines
J'ai cueilli des fleurs et j'ai sifflé tant que j'ai pu
J'ai attendu, attendu, il n'est jamais venu
Zaï zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï
Zaï zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï, zaï zaï zaï zaï
Oh oh, oh oh
(D'après Joe Dassin... librement réinterprété)
Aujourd'hui la lune ne brille plus sur mon visage sombre...
jeudi 16 novembre 2006
En retard, trop tard
En retard, en retard, j'ai rendez-vous quelque part
Manquer ça pourrait m'achever
Trop tard, trop tard, j'ai le cafard
Le rendez-vous est annulé
Pourtant si tu…
Me laissais te retrouver…
Trop tard, trop tard, je nage dans le brouillard
Je crois que l’on m’a décapité
En retard, en retard, j’ai rendez-vous quelque part
Chercher la mort au fond d’un terrier
Pourtant si tu…
Me laissais te retrouver…
En retard, en retard, j’ai le cafard
La Reine, la Duchesse et le Charpentier
Trop tard, trop tard, qu’ils sombrent dans le noir
Eux qui t’ont retiré
La chance d’espérer
Le droit de m’aimer
En retard, en retard, temps de dire au revoir
En retard, trop tard, rendez-vous nulle part
mardi 21 novembre 2006
Arkham Asylum - November 21 2006
Un temps bien long s'était écoulé, comme les gouttes de sang d'une perfusion tombent une à une, lentement, dans la veine d'un patient.
Sidious avait raconté encore bien des choses. Il avait cru à la possibilité de se relever. Il avait espéré qu'on l'y aiderait efficacement, qu'il oublierait ce qui l'avait tellement blessé. Mais il faut croire que les grands enfers sont éternels.
Il saisit le professeur à la gorge et le regarda intensément, bouillant d'une haine glaciale*:
- Qu'avais-je donc fait pour ne mériter que des chimères amoureuses alors qu'il me fallait un bâton de marche pour me remettre debout?!? N'ai-je droit à rien d'autre qu'à un amant absent qui manque de compétence ou encore un rêve qui décide de m'échapper par ce que j'effraie?!? La peste soient des amoureux.
Il relâcha son étreinte et s'assit, soudain très calme, sur la banquette de la cellule. Il tourna son regard vers le mur gris, et une lumière blanche venue du couloir éclaira son visage sombre, qui l'espace d'un instant sembla vieux et gris. Avec une voix basse mais pleine de larmes, il demanda encore:
- N'ai-je donc droit à rien?
*ceci porte le nom d'oxymore. L'on appelle ainsi une figure de rhétorique où deux mots désignant des réalités contradictoires ou fortement contrastées sont étroitement liées par la syntaxe.
Hebban olla vogala nestas hagunnan hinase hic andu thu
Quand je me suis heurté, il y a de cela un an, à une déception amère et pénible, on m'a incité à persévérer. On m'a incité à tenir bon en me disant que du positif ne pouvait que venir. M'a-t-on menti?
Parfois j'ai vu des idées, des envies se profiler, mais elles n'ont jamais donné naissance à de grandes choses.
Pourtant... Toi, qui que tu sois, puisque je ne connais pas ton nom...
Pourtant, tu le sais, tous les oiseaux ont déjà fait leur nid, sauf toi et moi.
Qu'attendons-nous?
Seras-tu long encore à venir me donner un peu de cette douce clarté que le lune donne à ceux qui aiment?
Tous les oiseaux ont déjà fait leur nid, sauf toi et moi.
Qu'attendons-nous?
mercredi 22 novembre 2006
Ro et Alex
Romain et Alexandre. Egalement connus sous les appellatifs de "Ro" et "Alex", "Anakin et Obi-Wan", "les Frères Bourrins" ou encore "les Frères Castagne".
L'un est plus grand que l'autre, certes, mais c'est un détail. L'un est plus vieux aussi, sauf que c'est le contraire (vous suivez?).
Issus d'une famille d'artistes (si, si, indéniablement), ils sont en outre les épéistes les meilleurs que j'ai vus pour leurs âges. Des gens que j'apprécie énormément pour la simplicité et la franchise qu'ils allient à un esprit déterminé et intelligent. (Ils diront que je leur lance des fleurs, mais tant pis, je me rattrapperai bien d'une façon ou d'une autre... Et de toute façon, il faut savoir que quand je les hais. Bien sûr! Que diriez-vous si un homme de vos fréquentations était plus beau, plus grand et plus intelligent que vous? Et si l'autre était plus musclé, plus habile pour les arts que vous ne l'êtes? Vous les détesteriez, pour sûr. Oui, sauf que ce sont des amis, alors au lieu de les détester, je les adore. Ne cherchez pas à comprendre.)
Actuellement je ne les vois plus que fort peu souvent (surtout Alex), mais soyons sûr que c'est toujours un plaisir.
Avant de vous quitter, je ne résiste pas à l'envie de vous les montrer au naturel, c'est-à-dire se battant avec une fourchette et une cuillère, dans une chorégraphie de combat au sabrolaser. Enjoy.
May the Force be with you my friends, always.
Booly-san
Bon... Dans le cas de celui-là, rien que parce que c'est lui, je n'irai pas jusqu'à dire que je l'aime (je voudrais éviter les malentendus *rire*).
Mais bon, tout de même, il faut remettre les choses à leur place... Rares sont les gens qui, après avoir déjà fait leur preuves pourtant, vous annoncent ouvertement que vous avez l'honneur de partager une morceau de cacahuète avec eux (une expression africaine, ce me semble, qui dénote la notion d'amitié si je ne me trompe)! Et il est sûr que les preuves en furent grandes et probantes! Qui d'autre aurait la patience d'écouter pendant des heures les lamentations et les plaintes tantôt aigries tantôt furieuses d'un jeune gogoth en dépression constante depuis la Guerre de Sécession?
L'homme est parfois rude (il n'y va pas toujours avec des baguettes), mais ne le suis-je pas moi-même à ma façon, en bien des occasions? Quoiqi'il en soit, pouvoir compter en toute heure sur l'oreille, les conseil et la franchise d'un ami est une chose importante et non point si fréquente qu'on ne le souhaiterait.
Booly-san, tabi ha michidure.
vendredi 24 novembre 2006
Demain dès l'aube, à Paris

Demain matin, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je prendrai le train, vois-tu.
Je
me rendrai en moins de deux heures à Paris, la Ville Lumière. J'y
resterai près de deux jours, je visiterai le Louvre, et Dieu sait quoi
encore. Je logerai chez des amis.
Et pourtant, il va me manquer
quelque chose dans le froid automne de la Ville Lumière. Une main et un
visage, un guide indigène, que sais-je.
Je ne sais pas quelle température il fera demain, mais je sais que j'aurai froid.
Mornië utùlië






