samedi 27 mai 2006
Un nouveau départ (encore...)
La
nuit est tombée sur Gotham City. Les vents sifflent en emportant avec
eux les gouttes de pluie acides aussi perçantes que des petites flèches
d'argent. La cathédrale de Gotham, immense, semble ne pas connaître les
intempéries, car la pierre est plus forte que tout, plus forte que le
vent, plus forte que la pluie, et plus forte que l'homme en bas, qui
s'échappe par la porte.
Cet homme grand, famélique, qui s'avance au
pied du monument, sous l'averse. Ce teint pâle dissimulé derrière de
longs cheveux
châtains crasseux, pas nets aux allures d'algues. Ces vêtement simples
larges et sombres, et sur son visage les traits d'un de ces personnages
graves et comme creusés
par la dysenterie sur des enluminures occultes.
C'est au moins son
quatrième bloc qu'il inaugure, son pc portable sous le bras. Tous les
autres ont été abandonnés. Pourquoi? Parce que la vie change. Et parce
qu'il faut parfois changer de route.
Il s'approche de l'asile, s'éloigne de la cathédrale. Il frappe à la porte victorienne, on lui ouvre.
- Votre nom?
-Sidious, je suis Sidious.
Arkham Asylum - May 27 2006
Le directeur de l'asile tournait en rond.
Il n'en revenait pas. En trente ans, c'était la première fois qu'un
telle chose se passait.
- Vous vous dites donc fou, et vous livrez pour qu'on vous interne, c'est ça?!?
Sidious soupira, et regarda l'homme dans ses yeux de pluie, à travers ses yeux de glace. Sa réponse fut simple, trois mots.
- Oui, faites-le.
L'homme
faillit s'arrcher les cheveux mais se retint. Il finit par s'asseoir
devant son interlocuteur, après avoir sorti une bouteille de whisky. Il
hocha la tête:
- Et si vous me disiez au moins quelles sont vos raisons?
Sidious sourit. Il dévoila des dents acérées.
-
Bien. Allons-y. Commençons par le commencement. Ma naissance a eu lieu
dans un hiver qui n'existait pas encore, au beau milieu d'une soupe
microcosmique, faite de soupirs, de vapeurs et de cris. Depuis, la vie
a été facile, et pourtant dure. De bon parents, à manger, à boire... Et
pourtant, je suis devenu un Vampire.
- Un vampire? Comment ça un vampire?
- Oui. Le maître incarné de la tyrannie, de l'hostilité au changement et de la contamination.
- Mais que me chantez-vous là?
- Apprenez donc à me découvrir... Vous verrez...
A SUIVRE....
dimanche 28 mai 2006
Dans la série gens que j'aime: Caroline
Caroline. 卡罗琳 en chinois. Du
germain "karl" (forte,endurante) et "lind" (douce). On peut dire
"Caro", c'est plus court. Mais je préfère Cali, comme Kâlî la Tueuse,
l'épouse de Śiva le Destructeur.
J'ai lu quelque part que la Caroline peut "se montrer dans la même journée tour à tour, triste ou gaie,
égoïste ou dévouée...". J'ai lu qu'elle était "somme toute assez capricieuse" mais que "ceci
ne doit pas faire oublier que Caroline est fidèle, intuitive et
courageuse". J'ai lu tout ça, et j'ai estimé que c'était vrai. Vrai, mais pas assez.
Les choses sont plus compliquées que ce qu'un bouquin pour jeune maman vous dira.
Caroline, c'est quelqu'un que j'ai rencontré il y a peu de temps, finalement. Trois ans; ce n'est rien trois ans . Et pourtant, je m'y suis toujours senti connecté, si fort, si fort.
On s'entend si bien, je pense. Je l'ai longtemps comprise
parfaitement, j'aimais m'occuper d'elle, comme d e tous les gens
que j'aime, mais différemment. L'aider quand il fallait, comme il
fallait pour que ça bouge. Cela, je l'ai fait, et je veux continuer.
Elle se nourrit comme moi de silences, et par eux produit une parole embaumée de mystère, comme moi.
Comme les miens, ses sourires sont rares, plats, presque tristes, et ils sentent la pluie. Sauf que chez elle, c'est beau.
Un jour je suis devenu son Frère, et c'est vrai que de la pluie,
depuis, il en est tombé beaucoup. Ce fut dur, et ça l'est toujours.
Mais je sais aussi qu'on a développé quelque chose qu'on ne veut pas
perdre; une chose dont l'ancienneté dépasse les
bornes de quelques trois années. Et je veux rester son ami, son Frère,
dans sa vie. Et qu'elle reste mon amie, ma Soeur, dans la mienne.Parce
que j'en ai envie. Et elle aussi, peut-être.
Dans la série des gens que j'aime: la famille Fanwars
Nananana *snap, snap*
Nananana *snap, snap*
Nananana, nananana, nananana
Tititititititi!
They're creepy and they're kooky,
Mysterious and spooky,
They're altogether ooky,
The Fanwars Family!
Cette
feinte facile pour vous parler de gens, qui, malgré leur appartenance
pour la plupart à des générations différentes, ont réussi à percer un
vilain trou jusqu'à mon coeur, ce qui fait défaut dans mon t-shirt,
d'ailleurs. Sur cette photo, quelques un des ces zigomards sont là,
mais pas tous, et je présente mes excuses auprès de tout ceux qui
seraient oubliés (de toute manière, ils viendront par la suite, parfois individuellement).
Au premier rang, dignement
vautrée sur le sol avec une bonne bouteille, Hunter. Ma "mère" au sein
de Fanwars, vieille private joke qui fera encore bien rire; le genre de
femme que définitvement il vaut mieux avoir de son côté ;) Mais une
fois qu'elle y est, elle est indéfectible.
Second
rang, tout à droite, TK. Le chef. On doit respecter son chef. Surtout
quand son chef a du traverser des périodes difficiles dans sa fonction,
sans jamais qu'autrui doivent en pâtir. Chapeau, mon Commandeur!
À sa
droite, Fell. Le maître insoupçonné de la remarque amusante,
impertinente et néanmoins distrayante au sujet de mon prétendu penchant
pour la bouteille...
Ensuite, Cob. Ah, Cob! Bien que son absence
se soit faite forte, il était et reste notre armurier, un artisan hors
de pairs et un des rares hommes capable de me faire peur en voiture! :)
Plus loin, Himron; des nerfs, un estomac et une langue acérée.
Disciple du qui bene amat bene castigatisme. Officier en second
compétent, incompétent pour le reste ;) À côté, Booly, l'homme
qui me fait l'honneur de partager un morceau de cacahouète avec moi et
qui m'écoute adolescer pendant des heures sans broncher. Le
tenant par l'épaule, André, quis ait si bien m'aider à entretenir et à
exercer la machine à rétorquer!
Troisième
rangée: Djadden, Corran et Joruus. Un râleur attachant (vermine Jedi!),
un taciturne (avec un grand sens de l'écoute) et un rigolo (quoi de
mieux pour se détendre à 4h du matin?).
Dernier rang? Les cancres
bien sûr. John, le milliardaire excentrique et rusé (non, ce
n'est pas Picsou), Gerfault, le coéquipier bourrin de mon cher Booly,
et Elane, l'épouse Jedi de Djadden, toujours là pour tempérer ses
colères automobiles ;)
Mes enfants, je vous aime! Que notre aventure continue encore longtemps! Frères d'armes, en avant...
Aloons droit vers cette clarté qui tombe des étoiles!
Collège, bientôt je te quitte...
ton meilleur souvenir au
collège?
Ai-je vraiment UN meilleur
souvenir ? Je ne le crois pas, mais j’ai bien une accumulation de
ressouvenances très douces et sucrées, qui font tant de bien à l’esprit, des
moments à la fois banals et exceptionnels qui vous ragaillardissent. Mais qui
appartiennent au passé et parfois font du mal au retour. Comme une drogue somme
toute...
tes projets d'avenir?
L’année prochaine, je
voudrais étudier l’orientalisme à Louvain-la-Neuve, et je ne désespère pas
qu’un jour je pourrai enseigner certaines matières en université ; je considère ce métier si souvent déprécié
comme très exaltant au contraire, parce que ce sera pour moi une série
d’aboutissement que de voyager pour écrire une thèse, voir des pays, des
cultures, créer SON anthropologie, et communiquer cela aux étudiants. Un métier
bien sûr, ce n’est pas que cela l’avenir… Mais pourquoi y songer ? À quoi
bon, quand on pense que les rêves qu’on se fait, déjà rien que pour l’avenir
proche, n’accouchent que de fantômes ? J’ai fait des rêves et eut des
ambitions aujourd’hui bien inassouvies cette année, et cela m’a fait comprendre
qu’il ne faut pas sombrer dans l’hypothèse de l’avenir au détriment de
l’instant qui court. Qui court et qui meurt.
à quoi te font penser les
mots: collège et pause de midi
Le Collège c’est un système
de gens qui comme toutes les sociétés fonctionne plus ou moins bien, plus ou
moins mal. Parfois on se lie d’amitié, souvent on se délie, parfois on
s’accorde, toujours on s’arrache. Parfois les choses évoluent, souvent
involuent, toujours se bloquent et se heurtent.
La pause de midi, avant
c’était les pâtes et le parc avec les
copains. Maintenant c’est les pâtes et le parc, mais avec moi-même.
ta date de naissance?
Le
15 février 1988, aux
environs de quinze heures, si ça vous intéresse. Et maintenant,
si vous voulez bien, je vais aller parler aux quatres murs du
boudoir...
Et si l'amour m'était peint.... ?
Un jour, on
-pour l'info, ce "on" était mon professeur de latin de l'époque- m'a
demandé de trouver une oeuvre d'art qui représentait pour moi la
relation amoureuse. Avec pour toile fond les amours d'Enée et Didon
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Didon, pour ceux dont la myhtologie
serait rouillée).
Je trouvai après avoir
longuement cherché, une idée aussi brillante que choquante. Je décidai
de présenter, pour répondre à la question de départ de ce travail... le
Radeau de la Méduse. Qu'y faut-il voir? Le naufrage de mes amours? Possible. Sûrement. Mais n'y a-t-il rien d'autre?
Mon maître à ce moment, quand il vit mon travail, s'est dit "il n'a encore rien compris". Puis il l'a lu, comme vous:
"Le choix
d’une oeuvre si sombre, morbide et qui n’a, qui plus est, pas de rapport direct
apparent avec le sujet, peut paraître étonnant et même aberrant. Mais
laissons-nous toutefois interpréter cette œuvre sous un angle sous lequel nous
ne le voyons pas habituellement, laissons notre esprit l’analyser maints degrés
au-dessus.
J'ai eu la note maximale.
James His Flat Land
L'autre soir en mangeant du fromage, j'écoutais du Anne Clarck. Je me suis demandé, là: et si Jacques avait été anglophone? Comment ça quel Jacques? Mais, si, vous savez! Jacques, celui qui a attendu en vain Madeleine, célébré vainement le retour de Mathilde, et s'est fait rouler par Germaine (sa vie sentimentale à des airs de la mienne)! Celui qui a tenté, sans force et sans armure, d'atteindre l'innaccessible étoile, avant de reposer sur les Îles Marquises! Oui, lui. Hé bien j'ai pris ma plus belle plume, et mon encre sang-de-pigeon, et j'ai traduit -du mieux que j'ai pu.
With the North Sea as the last waste ground
And waves of dunes to stop the breaker waves
And inform the rocks above which waves rise
And which have the heart forever in a low tide
With infinitely of coming thick fogs
With the eastern wind, hearken how it holds on
The flat land, which is mine.
With cathedrals as only mountains,
And dark steeples as Cocagne’s pole
Where stone-made devils can unhook the clouds
With as when the days go by as only journey
And rainy paths as only ‘goodnight’
With the western wind, hearken how it strongly claims
The flat land, which is mine
With so low as sky, that it made a canal hang itself
With so low a sky, that it makes humility
With so grey a sky, that thou must forgive it
With the northern wind that comes to tear himself apart
With the northern wind, hearken how it crackles
The flat land, which is mine
With a bit of Italy, having swum down the Escaut
With the Blond Frida when she becomes Margot
When the sons of November come back to us in May
When the plain is steaming and quivers under July’s domination
When the wind is laughing, when the wind blows the wheat
When the wind comes from the South, hearken how it sings
The flat land, which is mine
Hé bien vous savez, Jacques, il est toujours aussi beau en anglais. Et il est même un peu gothique.
Alors, j'ai coupé Anne Clarck dans ses élans, et j'ai écouté le grand Jacques...
Arkham Asylum - May 28 2006
La salle d’interrogatoire
était toujours éclairée malgré l’heure tardive. Le psychiatre était épuisé –déjà-
par les quelques malheureuses élucubrations du forcené. Il épongea son front
baignant de sueur et posa les poings sur la table. Il ferma les yeux et se
concentra un moment. Puis il se rassit et prit un carnet de notes.
- Bien… bien… c’est cela, si vous le dites. Mais il est temps de parler un
peu sérieusement. Parlez-moi un peu de vos parents.
- Hé bien je n’en ai pas, ainsi que tout le monde le sait. A l'aube
des temps, dans les flancs magmatiques de la Montagne du Destin, Eloah -ou Illùvatar,
comme on l'appelait alors- fit forger un golem d'aspect humanoïde, et il y insuffla
l'esprit d'un Maia -un demi-dieu, quoi. Le résultat ne fut rien d’autre que
moi.
- Vous vous moquez de moi !!!!
Il y a cinq heures vous m’avez dit que vous aviez eu de bons parents !!!!!
Sidious haussa les épaules. Et c’est dans un anglais pincé qu’il
continua :
- I'm not exactly sure what happened. Sometimes I remember it one way,
sometimes another... If I'm going to have a past, I prefer it to be multiple
choice!
Le psychiatre déglutit bruyamment:
- Vous n’êtes pas le premier patient à avoir prononcé ces
mots…
À SUIVRE...
Dans la série des gens que j'aime: Neckhar
L'homme
que vous voyez ici n'est autre que Neckhar le Grand (1,90 m environ),
mon fiston paranoïaque. Ne vous fiez pas trop à son bon visage affable;
si je lui envoie une gifle, il ne bouige pas d'un centimètre, mais s'il
me met une claque, il m'envoie à vingt mètres. Mais, bah, pourquoi se
tapperait-on dessus? Je ne l'ai fait qu'une fois, et je ne
recommencerai pas -avant tout parce que je ne saurais plus atteindre le
sommet de son crâne-, et la seule et dernière fois que c'est arrivé
remonte à plus de dix ans, dans une cour d'école maternelle. Ah oui,
parce que je ne vous ai pas dit? On se connaît depuis près de quatorze
ans lui et moi.
Ach... Quatorze longues années... On en a fait des bêtises! Enfin, surtout moi, il faut l'avouer...
Bref,
on s'est connu à une époque où il nous manquat des dents, et on se
connaît encore à une époque où on a des dermatoses... Comme quoi, la
vie, c'est partager des choses ideuses :p
Dans la série des gens que j'aime: Mantra
Un
soir, j'me suis retrouvé à Bruxelles, perdu dans les caves voûtées d'un
abattoir bondé de gens plus normaux les uns que les autres de mon
point de vue (c'est à dire anormaux selon les critères standard). Une
visu Parano, pour ceux qui savent ce que c'est.
Et
là, v'là t'y pas que je tombe sur un drôle de bonze porteur d'un léger
bouc, qui se traînait dans un manteau façon azMATRIXh

